Archive

Centrafrique: L’arrestation de Faustin Bambou préoccupe le MLPC

Le Directeur de Publication du Journal «Les Collines de l’Oubangui» ait été placé sous mandat de dépôt et transféré à la prison centrale de Ngaragba

 

Par une déclaration signée de son 2ème Vice président, Jean Edouard Koyambonou, le Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain s’indigne de l’arrestation de Monsieur Faustin BAMBOU, Directeur de Publication du Journal «Les Collines de l’Oubangui» intervenue depuis le 27 Mai 2011. Pour le MLPC qui s’appuie sur une déclaration du GEPPIC (Groupement des Editeurs de la Presse Privée Indépendante de Centrafrique). Ce dernier a présenté l’arrestation de Faustin Bambou comme la suite logique de la publication de série d’article incriminant le ministre délégué à la défense dans cette affaire de fonds de l’Union européenne destinée au paiement des pensions des militaires et gendarmes retraités. Le membre du gouvernement aurait pu faire application des dispositions de l’ordonnance N°05.002 du 22 Février 2005 relative à la liberté de la communication en R.C.A. Cette ordonnance dispose que «Toute personne physique ou morale ou tout service mis en cause, dispose d’un droit de réponse, dans le cas ou des imputations susceptibles de porter atteinte à son honneur ou à sa réputation auraient été diffusées par un organe de presse».

 

Or, ajoute le 1er Vice-président du MLPC, l’arrestation de Monsieur Faustin Bambou n’étant pas «conforme à la loi, relève donc de l’arbitraire dans la mesure où le principe même de la dépénalisation des délits de presse (pourtant adopté par l’Assemblée nationale de la République centrafricaine par une loi) ne permet pas à une autorité quelle qu’elle soit de placer un journaliste en détention du fait d’un article de presse». Le MLPC, conclu Jean Edouard Koyambonou, «dénonce et condamne l’arrestation arbitraire du Directeur de Publication du Journal Les Collines de l’Oubangui; exige la libération pure et simple de M. Faustin Bambou; appelle le gouvernement au respect des lois votées au nom du peuple centrafricain et à la séparation des pouvoirs exécutif et judiciaire; appelle les leaders d’opinion, les organisations de défense des droits de l’homme, les partis et associations politiques et les démocrates à barrer la route à la violation des libertés individuelles et collectives. Cette déclaration du MLPC intervient seulement 24 heures après que le Directeur de Publication du Journal «Les Collines de l’Oubangui» ait été placé sous mandat de dépôt et transféré à la prison centrale de Ngaragba dans la soirée du lundi, 6 juin 2011.
Fleury Koursany

 



Commentaire


Retour en haut