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Centrafrique : Des leaders díopinion divisés sur le bilan de la Minusca après le renouvellement de son mandat

Les leaders centrafricains interrogés par le RJDH ont émis des avis divergents sur le bilan de la Minusca.

 

Ces avis sont recueillis quelques heures après le renouvellement par le conseil de sécurité des Nations Unies du mandat de la mission onusienne en RCA.

Le renouvèlement du mandat de la Minusca en Centrafrique par la communauté internationale avec une augmentation de neuf cent(900) hommes, intervient dans un contexte où plus de la moitié du territoire centrafricain est encore sous contrôle des forces non conventionnelles.

Les points de vue des leaders politiques et ceux de la société civile sont divergents sur le bilan de la mission. Crescent Beninga, porte-parole du groupe de travail de la société civile sur la crise centrafricaine trouve mitigé le bilan de la Minusca, « en 2012 on était avec six(6) groupes armés et les forces rebelles níont pas pu occuper plus de la moitié du territoire centrafricain. En 2014 avec líarrivée de la Minusca, on est passé à plus díune dizaine de groupes armés. Et si la Minusca joue bien son rôle de maintien de la paix, on níallait pas assister à cette multiplication. Mais on ne peut pas dire que tout est négatif. Sans la présence de la Minusca, la RCA allait sombrer dans un chao indescriptible donc il faut saluer cet effort », síest-il exprimé.

 


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Crescent Beninga estime que rien ne peut changer sans le réarmement des forces armées centrafricaines, « les forces de la Minusca ne peuvent pas maintenir la paix sans les forces de défense nationales. La Minusca doit être aux côtés des forces armées centrafricaines pour ce travail et non les forces armées centrafricaines aux côtés des forces de la Minusca », a-t-il fait savoir.

Joseph Bendounga, président du Mouvement Démocratique pour la Révolution et líEvolution de Centrafrique(MDREC) dresse un bilan négatif, « pour ma part la Minusca nía rien fait car depuis son arrivée les choses ne font que síempirer. Tout ce quíon attend de la Minusca, cíest la levée des sanctions pour permettre au gouvernement díacheter des armes et réarmer les FACA. La Minusca, cíest un échec parce que malgré les moyens à leur disposition, ces gens laissent faire les groupes armés avec qui ils collaborent la plupart de temps », dénonce ce leader politique.

La députée Emile Beatrice Epaye, présidente de la commission affaire étrangères à líAssemblée Nationale, se réserve de dresser un bilan, « je ne peux pas parler en terme de bilan, le bilan a été déjà fait cíest pour cela que la communauté internationale a prorogé le mandat pour quíelle intervienne dans notre pays », souligne-elle.

Avec le renouvellement du mandat, la Minusca disposera désormais de 12900 hommes qui auront la lourde tâche de renverser la tendance face aux groupes armés qui se réorganisent de plus en plus.


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