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Centrafrique : le gouvernement régularise les arriérés de 2011-2012 des cotonculteurs

Les cotonculteurs de la préfecture centrafricaine de la Nana-Gribizi (centre) ont reçu du ministre de l'Agriculture et du Développement rural, Honoré Feïzouré, la somme de 99 millions de francs CFA

 

Les cotonculteurs de la préfecture centrafricaine de la Nana-Gribizi (centre) ont reçu du ministre de l'Agriculture et du Développement rural, Honoré Feïzouré, la somme de 99 millions de francs CFA (environ 175.000 dollars) représentant les arriérés de la campagne agricole 2011-2012, a appris mardi Xinhua auprès dudit ministère.

Cet argent sera réparti entre les cotonculteurs des localités de Sibut, Dékoa et Mala regroupés en 18 groupements d'intérêts ruraux (GIR) dans la préfecture de la Nana -Gribizi.

M. Féïzouré a expliqué ce geste est la concrétisation de la promesse du président centrafricain Faustin-Archange Touadéra d'en finir avec les arriérés. Aussi, selon lui, cet argent permettra aux cotonculteurs de faire face à leurs besoins pressants, notamment l'amélioration de leur cadre de vie, la scolarisation des enfants et la relance des activités commerciales.

Le gouvernement s'est réorienté dans la préfecture de la Nana Gribizi après avoir réglé les cotonculteurs de la préfecture de l'Ouham (centre-ouest). 520 millions de francs CFA (plus de 900.000 dollars) avaient été versés en février dernier aux cotonculteurs de cette partie du pays. En plus, le gouvernement leur a octroyé un reliquat de 126 millions de francs CFA récemment.

Dans la préfecture de l'Ouham, le gouvernement s'est inquiété de ce que les paysans commencent à avoir plus de penchant pour l'exploitation aurifère. Or, d'après les analyses, après le coton, les paysans ont la possibilité de produire d'autres denrées, dont l'arachide, le maïs, le mil, ce qui n'est pas le cas pour l'exploitation de l'or, qui va de pair avec la cessation des activités agricoles et a comme conséquence probable la famine.

La République centrafricaine (RCA) est un pays à vocation agricole. La plus grande majorité de sa population vit de l'agriculture. Seulement, avec la dernière crise qui a secoué le pays, y compris la permanente présence des groupes armés dans plus de treize préfectures sur seize, le gouvernement peine à asseoir un programme agricole national tangible.

Du fait du foisonnement des groupes armés, se rendre dans les champs, par endroits, est un risque. Au point que la plupart des paysans sont cloîtrés dans les sites des déplacés internes.

 



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