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« La fondation Jíai rêvé » enregistre les témoignages de victimes

Líorganisation « La fondation jíai rêvé », a organisé au mois de septembre dernier, une campagne díenregistrement des survivantes des Violences Basées sur le Genre.

 

Cette activité est organisée pour collecter les attentes de ces personnes.

Cette campagne a été faite à Bangui par les agents de la fondation jíai rêvé. De nombreuses survivantes se sont confiées. Elles ont pour líessentiel réclamé justice et réparation pour des dommages subis.

Une fille díune vingtaine díannées a expliqué avoir été violée par des hommes vers PK11, à la sortie nord de Bangui alors quíelle faisait des courses pour son grand frère. Cette dernière souhaite que ceux qui líont violée puissent payer de leurs actes, « líacte síest passé vers PK 11 a la sortie nord vers 18 h. Ils étaient trois jeunes hommes sur moi. Jíai été envoyée par mon grand frère pour récupérer un pneu en réparation chez un pneumatique. Chemin faisant trois hommes en armes míont surprise et ils míont violée. Je suis tombé enceinte à la suite de cet acte. Apres le forfait jíai été rejetée par mon grand frère », explique-t-elle avant de réclamer justice, « mon soucis cíest que la justice les punit pour que je sois soulagée de tout ce que je porte pour líinstant », confie-t-elle.

 


© Droits reservés

Une femme violée à Moungoumba lors de la crise síest aussi confiée. Actuellement à Bangui, elle dit ne pas arriver à surmonter ce forfait, « cíétait en plein crise. Mon mari et moi, étions dans ce village. Nous étions tombés dans la main des Seleka. Mon mari a été torturé et moi je suis devenue leur esclave sexuelle et aussi la cuisinière des troupes. Cíest quand ils nous ont envoyés pour chercher de líeau quíon a profité pour fuir» a-t-elle expliqué.

Les mineures ne sont pas épargnées par le phénomène VGB. Une fillette de 7 ans a été violée par cinq hommes armés à Bouca dans la préfecture díOuham, « quand la crise a déclenché à Bouca, nous étions dans la maison. Subitement les hommes armés ont défoncé notre porte. Du coup ; ils ont assassiné mon père et ma mère alors enceinte. Et finalement ils míont violée. Apres avoir abusé de moi, jíétais tombée en syncope. Jíétais réanimée plus tard par les éléments de la Croix Rouge » a-t-elle confie.

La crise quía connue la République Centrafricaine depuis 2013, a entrainé plusieurs cas de violences basées sur le genre. Des organisations de défense des droits de líhomme sont désormais à pieds díúuvre pour édifier les victimes sur la question de justice et réparation.


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