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Niger: Un nouveau dispositif sécuritaire en place

Le gouvernement nigérien révise ses méthodes sécuritaire face à la menace terroriste dans la bande sahélo-sahélienne.

 

La sécurité, une priorité au Niger
Le chef de la junte militaire nigérienne, le général Salou Djibo a mis en place un comité interministériel en début de semaine. Cette décision du gouvernement est la suite logique de l’enlèvement des 7 employés du géant pétrolier français Areva et de Satom, il y'a plus de deux semaines. Le premier ministre Mahamadou Danda est chargé de diriger le comité interministériel. Il supervisera donc les différents groupes de réflexion sur les problématiques de défense et de sécurité. Il parait évident que le dispositif utilisé a montré ses failles et faiblesses.La question sécuritaire est devenue le plat principal des autorités nigériennes depuis le rapt d’Arlit. D’un autre côté, Areva a mandaté deux anciens généraux de l’armée française sur place à Niamey. L’objectif étant pour eux, d’aider le Niger à renforcer son système et apporter leurs expériences lors des discussions avec le comité ad-hoc. Il semblerait que dès ce mardi, des études seront menées afin de définir les faiblesses du dispositif sécuritaire, permettant ainsi de définir les nouveaux besoins à mettre sur pied.

 


© afriqueinfos
Le chef de la junte nigérienne Salou Djibo
Des hommes en plus pour la sécurité au Niger
Une source gouvernementale nigérienne confie à nos confrères de radio France internationale (RFI) qu'il est fort probable que des hommes en plus soient déployés au Niger. Environ 250 soldats français en plus. Cependant, l’annonce n’a pas encore été faite officiellement. Il est également question d’éventuelles participations d’autres forces de sécurité en dehors de l’armée. Celles-ci auront pour mission spécifique, le renseignement étant donné que l’organisation islamiste Al Qaeda au Maghreb Islamique (AQMI), est fortement infiltré au sein de la population. Ils devront user de beaucoup de vigilance et de tact pour contrer les menaces. AQMI dispose d’éléments qui servent parfois d’intermédiaires lors des enlèvements. Par ailleurs, Areva finance depuis des années, une partie des frais de l’armée nigérienne. Elle fournit des véhicules et du carburant aux militaires nigériens, en particulier à ceux d’Arlit où est basé l’essentiel de leurs activités. Malgré tout, le gouvernement juge ces gestes insuffisants. On ignore le coût global de ces nouveaux dispositifs de sécurité et, suffira-t-il à éloigner les menaces d’AQMI dans la zone sahélienne. Il est impératif que les différents pays ayant en partage le vaste désert du Sahara, conjuguent leurs effort afin de mener une lutte efficace et durable. Des efforts sont d’ailleurs faits dans ce sens avec il y a quelques jours, la tenue d’une rencontre en Algérie entre le Mali, la Mauritanie, le Niger et l’Algérie. Les chefs d’Etats majors de ces pays ont mis en place, une force commune de maintien de la paix. Espérons que cela donne des effets positifs et que la coopération inter pays se pérennise.

 



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