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Les habitants d'Obo redoutent l'invasion de leur localité par des groupes armés

Les habitants de la ville centrafricaine d'Obo (extrême sud-est) sont en train de craindre que la localité soit envahie par des groupes armés pour que la désolation s'y installe

 

Les habitants de la ville centrafricaine d'Obo (extrême sud-est) sont en train de craindre que la localité soit envahie par des groupes armés pour que la désolation s'y installe, selon un humanitaire joint au téléphone par Xinhua ce lundi.

Les affrontements entre les groupes d'auto-défense et des mercenaires assimilés à des Jenjawid ont fait fuir de nombreux habitants de la ville centrafricaine de Zémio (sud-est) vers la ville d'Obo, à 208 kilomètres à l'est. Ceux qui fuient les hostilités n'arrêtent pas d'arriver à Obo, ce qui laisse présager que les groupes armés pourraient suivre les populations, avec les tueries à grande échelle, l'incendie des villages et des quartiers, le pillage des administrations, etc.

La particularité de la ville d'Obo est qu'en dehors des incursions des rebelles de l'Armée de libération du seigneur (LRA) de Joseph Koni, qui procèdent par endroit à l'enlèvement des populations, pour en faire soit des porteurs, soit des combattants, la localité n'a jamais connu la présence des ex-séléka.

Pour manifester publiquement leurs inquiétudes, les habitants d'Obo avait organisé une marche le 1er de ce mois pour interpeller le gouvernement et surtout la mission onusienne MINUSCA. Ils s'attendent à une assistance humanitaire d'urgence, puisque les provisions des humanitaires sur place ne sont plus en harmonie avec les prévisions, et également le renforcement de l'effectif des Forces armées centrafricaines (FACA) positionnées dans la localité.

Pendant que les habitants d'Obo continuent de s'inquiéter, ceux de la ville centrafricaine de Bocaranga (nord-ouest) ont poussé un ouf samedi dernier. La MINUSCA a été obligée d'utiliser de gros moyens pour faire déguerpir les rebelles de 3R (Retour, réconciliation et réparation) d'Abass Sidiki et ceux répondant aux ordres du chef de guerre Mohamed Bahar.

Le 30 septembre, les groupes rebelles de M. Sidiki et M. Bahar avaient envahi la ville de Bocaranga, et suivant leur mode opératoire, ont tué et ont fait fuir les habitants dans tous les sens. Une partie des habitants a créé un site de déplacés internes à proximité de la base de la MINUSCA, à la sortie nord de la ville. D'autres ont carrément pris la direction des villes voisines.

Dans un communiqué de la MINUSCA publié samedi dernier, "la force (onusienne) a engagé des moyens importants, y compris des hélicoptères et a lancé une opération militaire de grande envergure à Bocaranga. Cette opération est destinée à expulser les éléments du groupe armé du 3R de la ville et y rétablir la sécurité".

Les mêmes opérations, selon ce communiqué, se poursuivraient dans la ville centrafricaine de Bang (nord-ouest).

 



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