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Brigitte Touadéra préside la dissémination du document de prise en charge des enfants infectés et affectés par le sida

Le but de ce plan est de réduire la mortalité chez les enfants et adolescents touchés par le VIH/sida et améliorer, de facto, leur santé.

 

L’épouse du Président Faustin Archange Touadéra et présidente de la Fondation Cris de cœur d’une mère, Brigitte Touadéra, a présidé, mardi 3 octobre 2017, à Bangui, un atelier se rapportant à la dissémination du plan d’accélération de la prise en charge du VIH/sida chez l’enfant et l’adolescent pour la période 2017-2020 en République Centrafricaine.

Le but de ce plan est de réduire la mortalité chez les enfants et adolescents touchés par le VIH/sida et améliorer, de facto, leur santé.

« Après la création de la Fondation Cris de cœur d’une mère en mai 2016, j’ai intégré l’organisation des Premières dames d’Afrique en 2017, en marge du sommet de l’Union Africaine, et ensemble nous (les premières dames) nous sommes fixé comme objectif de faire des plaidoyers auprès des politiques dans le souci de contribuer à éliminer le VIH/sida et la mortalité maternelle », a déclaré Brigitte Touadéra.

Elle a mis un accent particulier sur « le partenariat national et international » dans le cadre de cette lutte afin d’offrir des soins aux enfants vivant avec le VIH/sida « et remonter la pente d’ici 2020 ».

Elle a appelé les ministères en charge des affaires sociales, de la santé, du plan et de la coopération, à travailler en synergie quant à la mise en œuvre du plan.

Le Ministre de la Santé publique et de la Population, Pierre Somsé, a estimé qu’avec les appuis techniques fournis par les partenaires, les enfants des zones d’accès difficile pourraient, eux aussi, bénéficier des soins.

 


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Le coordonnateur du Comité National de Lutte contre le Sida (CNLS), Léon Gabriel Bango, a dressé un tableau sombre ayant prévalu avant l’élaboration du plan. Il a évoqué, pêle-mêle, la faiblesse des dépistages, au sein des communautés, et plus particulièrement chez les enfants et adolescents ; le taux élevé des perdus de vue ; le nombre réduit de femmes enceintes qui se présentent pour le dépistage et les femmes dépistées séropositives qui ont accès aux antirétroviraux.

Il a ajouté à ces freins les effets pervers de la crise qui a secoué le pays.

Pour réussir une mise en œuvre correcte du plan d’accélération de la prise en charge du VIH/sida chez l’enfant et l’adolescent pour la période 2017-2020 en RCA, Léon Gabriel Bango a pensé aux ressources qu’il faut mobiliser tant auprès des partenaires nationaux qu’internationaux.

La représentante de l’UNICEF en RCA, Christine Muhigana, s’attend à donner aux enfants vivant avec le VIH/sida « une chance de survie tout simplement », si le plan venait à être mis convenablement en œuvre.

Elle a regretté le fait que 80% des enfants vivant avec le VIH/sida n’ont pas accès aux traitements à cause de la faiblesse des systèmes de santé et de bien d’autres facteurs, parmi lesquels l’absence de concertation et de collaboration entre les différents programmes.

Elle a aussi fait allusion à la rupture des antirétroviraux et seulement 95 formations sanitaires opérationnelles sur 766 en RCA.


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