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Ouham-Pendé et Nana-Mambéré : une coordination des ressortissants pour aider les victimes des violences

Une initiative qui témoigne de la solidarité des élus de ces deux régions avec leurs compatriotes en détresse

 

Les ressortissants des préfectures de l'Ouham Pendé et de la Nana Mamberé ont mis en place ce 30 septembre à Bangui, une coordination chargée de mobiliser différents appuis pour venir en aide aux victimes des violences. Une initiative qui témoigne de la solidarité des élus de ces deux régions avec leurs compatriotes en détresse.

Selon Anicet Georges Dologuélé, député de Bocaranga 1 « à plusieurs reprises, les députés ont pris des initiatives vis-à-vis de la Minusca et ont décidé de mettre en place une coordination au niveau de tous les ressortissants des 2 préfectures pour les sensibiliser sur le suivi des problèmes de leurs préfectures ».

De manière pratique, ajoute líélu de la nation, cette coordination aura à partager avec les natifs de la localité, les « problèmes humanitaires et les sensibiliser sur la nécessité díaider les populations qui souffrent dans líarrière-pays, de ne pas seulement compter sur les humanitaires ou sur le gouvernement mais díapporter notre contribution en tant que fils des 2 préfectures ».

Son de cloche partagée par Martin Ziguélé, député de Bocaranga 3 qui reconnaît que « cela fait plus díun mois que les populations de Bocaranga souffrent ».

Si « certains sont morts », précise M. Ziguélé, « díautres ont trouvé refuge dans les sites de líéglise Catholique, IRC, DRC ou encore à côté de la base de la Minusca tandis que certains ont fui vers Paoua, Bouar ou Bozoum ».

Dirigée par Gisèle Bedan, cette coordination de 8 personnes devra síatteler à sensibiliser les ressortissants des 2 préfectures qui résident à Bangui pour quíils puissent contribuer à aider les compatriotes qui souffrent des violences des groupes armés. Les deux préfectures de l'Ouham Pendé et de la Nana Mamberé connaissent depuis plusieurs mois un regain de tension sécuritaire lié aux affrontements entre les éléments du groupe 3R, ceux du général Bahar et les antibalaka.

 



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