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Centrafrique : des hommes armés attaquent la ville de Bocaranga

Des hommes armés ont attaqué samedi Bocaranga, ville du nord-ouest de la Centrafrique et frontalière avec le Cameroun

 

Des hommes armés ont attaqué samedi Bocaranga, ville du nord-ouest de la Centrafrique et frontalière avec le Cameroun, a-t-on appris de sources concordantes, l'une d'elles évoquant « des victimes » au nombre indéterminé.

« Des hommes armés, considérés comme étant des rebelles des 3R, ont lancé une attaque tôt ce matin (samedi) contre la ville de Bocaranga. Des tirs nourris díarmes automatiques ont été entendus partout. Ces hommes ont quasiment occupé les points stratégiques, faisant fuir les habitants », a déclaré à líAFP une source militaire à Bangui.
Des tirs et des victimes

« Il ne fait aucun doute quíil y a des victimes. Mais il est encore bien difficile de connaître le nombre exact », a ajouté la source. Contactées par líAFP, des sources humanitaires níétaient pas en mesure non plus de fournir un bilan samedi soir.

Un prêtre a fait état également de « tirs ». Quant à un autre habitant de Bocaranga, joint par líAFP, il a signalé quíaprès líattaque des 3R, les éléments díautodéfense anti-balaka avaient riposté.

Des centaines de personnes ont fui Bocaranga, selon cette même source,qui a raconté avoir aussi quitté la ville.
Une attaque similaire en février

La ville de Bocaranga, corridor de transhumance abritant des Peuls, a été la cible díune attaque similaire du groupe 3R en février.

Apparu fin 2015 dans le nord-ouest de la Centrafrique, le mouvement armé 3R prétend protéger la communauté des peuls contre les attaques des milices anti-balaka.

Le conflit en Centrafrique a commencé avec le renversement en 2013 de líex-président François Bozizé par les milices Séléka prétendant défendre la minorité musulmane, entraînant une contre-offensive des anti-Balaka majoritairement chrétiens.
Un calme relatif à Bangui

Líintervention de la France (2013-2016) et la Mission des Nations unies (Minusca, 12 500 hommes) ont permis la tenue díune élection présidentielle début 2016 et le retour díun calme relatif à Bangui, mais pas dans líintérieur du pays victime díun regain de violences des groupes armés.

Mi-septembre, le nombre de réfugiés et de déplacés ayant fui les violences en Centrafrique a atteint son « plus haut niveau » 1,1 million de personnes sur 4,5 millions díhabitants selon líAgence des Nations unies pour les réfugiés (UNHCR).

En marge de líAssemblée générale de líONU à New York, le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra a appelé mardi la communauté internationale à « ne pas oublier » la Centrafrique.

 



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