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Centrafrique : Des ravisseurs Anti-Balaka libèrent la Base de Cordaid à Bocaranga

Le personnel humanitaire tant national quíexpatrié et leurs infrastructures sont la cible des groupes armés ces jours-ci en Centrafrique

 

Après Batangafo dont le site a été saccagé, des miliciens Anti-Balaka ont pris en otage la Base de Cordaid à Bocaranga réclamant une rançon. Un dénouement pacifique a été trouvé.

Hier, 13 septembre, à la tombée de la nuit, un groupe díAnti-Balaka en provenance des communes de Monkounzi Wali et Vakab, munis de leurs armes díappoint ont pris en otage la base de líONG humanitaire Cordaid à Bocaranga, située dans la Préfecture de líOuham-Pendé. Ils réclament une rançon en échange avant la libération du site. Une idée rejetée par les responsables de cette ONG.

Cette irruption dans la Sous-préfecture a créé la psychose dans la ville où la population garde en mémoire les humeurs malsaines des groupes armés. Pour dénouer cette crise, le Maire de Bocaranga est intervenu et a entamé une médiation avec les ravisseurs. Au terme de la négociation, « les Anti-Balaka ont décidé de libérer le site ce jour », a indiqué une source de la médiation sans préciser si une rançon a été versée.

Les ravisseurs comme les responsables de cette ONG níont pas souhaité commenté les faits en dehors de la médiation locale. Des sources non autorisées parlent díune « exaspération des Anti-Balaka contre les exactions des rebelles de la Séléka dans la région et le silence des autorités et líinaction de la Minusca ».

 


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Líinsécurité compromet líaction humanitaire :
En Centrafrique, le conflit armé a des répercussions directes sur la population. Il a occasionné le déplacement de 600.000 personnes à líintérieur du pays, a entraîné un accroissement important díindividus (2,4 millions) dépendant de líaide humanitaire et des infrastructures de base ont été détruites.

Cependant, la multiplication des violences sur le personnel humanitaire et leurs infrastructures compromettent líaide humanitaire aux nombreux centrafricains qui y dépendent.

Dans un récent communiqué, le Coordonnateur humanitaire en République Centrafricaine, Najat Rochdi, a tiré la sonnette díalarme sur les conséquences de líinsécurité qui sabotent líaide humanitaire. Elle a interpellé les auteurs de ce regain de violence « à respecter le droit international humanitaire ».

A Batangafo, plus de 28.000 personnes sont privées díassistance humanitaire à cause de la violence sur le personnel humanitaire et díautres villes intérieures connaissent la même situation.


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