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Centrafrique: Hausse des prix des produits de premières nécessités à Bang

Les prix des produits de première nécessité ont augmenté depuis trois mois à Bang dans le nord-ouest du pays, localité frontalière avec le Cameroun

 

Cette augmentation est la conséquence directe des agissements des éléments de la Séléka ayant motivé la fermeture de la frontière par le Cameroun, il y a trois mois.

Le kilo du sucre qui se vendait auparavant à 900Fcfa est aujourdíhui à 1200F, le savon, líhuile et autres ont connu une nette augmentation alors que le pouvoir díachat de la population majoritairement des cultivateurs et de petits commerces, lui ne suit pas le rythme du marché. Une situation décriée par la population joint le RJDH et qui appelle le gouvernement à líaction.

Les autochtones de Bang considèrent la décision des autorités camerounaises de líasphyxie de leur communauté, et comprennent aussi les motivations de cette décision. « Cíest bien dommage parce que cíest portefeuille des pauvres qui en souffre. Mais il faut comprendre ce sont ces Séléka qui sont à la frontière à Bang qui sont la cause de notre malheur. Ils exigent des sommes importantes aux usagers de la route et freinent líactivité commerciale » a indiqué au RJDH Roger un habitant de Bang.

 


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Pour líheure, le ravitaillement à partir de Bang, zone économique et commerciale dans líOuham Péndé des produits commerciaux et vivriers devient difficile et les opérateurs économiques parlent díune solution négociée ou militaire pour favoriser le commerce. « Nous nous approvisionnons à partir díici, nous payons des taxes douaniers à líEtat, mais aujourdíhui, on ne peut plus à cause des hommes armés, il faut franchement libérer cette localité si vraiment les gens ont le souci du commerce dans ce pays » a lâché un opérateur économique sous couvert de líanonymat.

Líinsécurité au nord-ouest du pays impacte négativement líéconomie du pays dans un contexte de tension de trésorerie et de révision en baisse de la prévision de croissance du pays par la Banque centrale et le FMI.


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