Archive

Centrafrique : Des ex-combattants se lèvent contre la FAO

Ils étaient 766 ex-combattants, hommes et femmes à suivre, durant trois mois, une formation dans les filières mécanique, agriculture et élevage

 

Les ex-combattants Anti-Balaka et Séléka sont mécontents depuis lundi de la FAO. Ils exigent de cette institution les kits dans le cadre de réduction des violences communautaires dont la FAO est chargée de la mise en úuvre.

Ils étaient 766 ex-combattants, hommes et femmes à suivre, durant trois mois, une formation dans les filières mécanique, agriculture et élevage. Ceci dans le cadre du projet de réduction des violences communautaires financé par la Minusca en collaboration avec la section DDRR, pour la mise en úuvre de son programme pré-DDR.

Ce projet se propose díoffrir des alternatives au recours à la violence aux éléments des groupes armés qui acceptent de déposer volontairement les armes et de participer à des activités díintérêt communautaire ou génératrices de revenu, « nous avions été identifiés par la Minusca qui a bien accepté de soutenir notre réinsertion à travers le financement de ce projet. Nous avons été formés pendant 3 mois avec líappui technique de FNEC, ANDE, et JPN dans les domaines de mécanique, agriculture et élevage ». a expliqué Eric Begoto, un des ex-combattants.

 


© Droits reservés
Les raisons du mécontentement des bénéficiaires síexpliquent par le retard dans la réalisation des activités par la FAO, déplorent-ils, « il yía trois mois aujourdíhui après notre formation que nous níavons pas pu obtenir les produits pour démarrer nos activités. Alors que nos frères qui ont opté pour les autres filières ont déjà reçu leurs kits. Voilà pourquoi nous sommes venus manifester devant le siège de la FAO car nous avons constaté que la FAO est en train de nous rouler dans la farine », a déploré Arsène Legbalamo.

Du côté de la FAO, le retard est lié à la difficulté díavoir les bétails pour livrer aux bénéficiaires. Ce projet est aussi une activité de líUNOPS qui apporte son appui à la FAO.


Commentaire


Retour en haut