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Une cinquantaine de personne tuées à Gambo au Sud-Est dans un affrontement armé

Environ une demi-centaine de personne a trouvé la mort dans un affrontement armé à Gambo, localité située au sud-est du pays ce 5 aout

 

Environ une demi-centaine de personne a trouvé la mort dans un affrontement armé à Gambo, localité située au sud-est du pays ce 5 aout. Information confirmée au RJDH par des sources concordantes dans la localité.

Au moment où nous mettons sous presse cette information, le calme est revenu, mais encore précaire à Gambo théâtre des opérations militaires contre la population civile enregistrées ces derniers jours. Ces affrontements interviennent à trois semaines de signatures de líaccord de Rome par les groupes armés à Sant ĎEgidio où il est prévu la cessation des hostilités.

Selon un habitant de Gambo ces affrontements opposent les éleveurs peulhs assimilés aux hommes de líUPC contre les autodéfenses et des éléments FPRC « les tirs provenaient de líéglise catholique de la ville de Gambo. Des personnes armées habillées en grand boubou tiraient sur la population. Le personnel du centre de santé de Gambo a été la cible des assaillants. Certains membres du corps soignant ont été tués y compris des malades dont les enfants et les femmes », a déploré ce témoin qui requière líanonymat.

 


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Selon les informations recueillies auprès des sources humanitaires, les éléments de la croix rouge qui portaient secours níont pas été épargnés. « Le président, le vice-président, quelques membres du comité ont été tués par ces groupes armés, alors quíils tenaient une réunion díurgence au sein de líhôpital. En ce moment, les corps sont en état de pétrification», a-t-il ajouté, avant de dire que la ville est sous contrôle des groupes armés malgré la présence de la Minusca.

La Croix Rouge centrafricaine contactée à Bangui nía pas encore confirmé cette information. Des réactions officielles ne sont pas encore enregistrées sur cette attaque.

Le sud de la République Centrafricaine longtemps épargné de la crise amorcée en décembre 2012, est devenu un foyer de tension avec un pic de violence, malgré líappel de Jean Pierre Lacroix à une solution pacifiée.


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