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RCA: des conditions de vie difficiles pour les déplacés de Bria

Ils sont 40 000 sur une ville de 45 000 habitants à être déplacés à Bria après les combats qui ont lieu depuis plus d'un mois. En attendant de rentrer chez eux, ils affrontent des quotidiens difficile

 

Célestine a le regard lourd en revenant chez elle pour la première fois depuis dix jours. Dans sa maison calcinée du quartier Mandé 3, à côté de l'aérodrome de Bria, elle constate les dégâts et récupère ce qui encore utilisable : «Sur le site je n'ai pas d'ustensiles de cuisine donc je récupère un vieux fût qui me permettra de continuer mes activités.»

Le 20 juin au matin, alors qu'elle était chez elle, elle commence à entendre des coups de feu en ville. Ce sont les groupes díauto-défense venus de la brousse qui attaquent Bria. Là, pas de distinctions, ils brûlent les quartiers où se trouvent des musulmans. Des éléments officiellement incontrôlés de la coalition Séléka qui contrôlent la ville font de même dans les quartiers chrétiens.

 


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Célestine est prise de court et est obligée prendre la fuite. «J'ai vu la maison de mes voisins brûler alors qu'ils étaient encore à l'intérieur. Une fois arrivée sur le site, on m'a dit que ma maison avait été incendiée», se souvient-elle.

Ici, les conditions de vie sont difficiles. Pour ses six enfants, elle achète ce qu'elle peut pour les nourrir. Un peu de manioc, des herbes et des champignons ce jour-là. «Vivre ici c'est vraiment difficile, parce qu'on n'a rien. Parfois, on ne peut pas s'acheter à manger pendant deux jours parce quíon nía pas de travail.»

Vivant dans la peur permanente d'une nouvelle attaque, Célestine sait qu'elle ne rentrera pas chez elle avant longtemps.


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