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Plaidoyer des agences onusiennes en faveur de la RCA

Les chefs des agences humanitaires des Nations Unies ont lancé un appel urgent à la communauté internationale à ne pas négliger la République centrafricaine

 

Les chefs des agences humanitaires des Nations Unies ont lancé un appel urgent à la communauté internationale à ne pas négliger la République centrafricaine (RCA) où les violences ont contraint 884 276 personnes à des déplacements forcés.

Ces victimes qui représentent le cinquième de la population centrafricaine connaissent également la faim et la malnutrition, soulignent les chefs díagence des Nations Unies dont líappel a été lancé samedi à Bangui, au terme díune visite de quatre jours en RCA.

Au cours de cette visite, la délégation a pu síentretenir avec les communautés affectées, la société civile, les bailleurs, les acteurs humanitaires et les autorités politiques. Elle a également visité la préfecture de l'Ouham Pendé au Nord-Ouest du pays. Cette région a été récemment touchée par des actes de violence.

«Il est encourageant de voir comment les communautés peuvent se relever si elles ont les outils et le soutien adéquats», a déclaré Abdou Dieng, Directeur régional du Programme alimentaire mondial pour l'Afrique de l'Ouest et du Centre.

 


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M. Dieng qui faisait partie de la délégation a ajouté : «J'ai vu comment les gens sont prêts à transformer une page très sombre dans leur vie et à avancer ».

«Répondre aux causes profondes de la violence intercommunautaire est essentiel pour promouvoir la sécurité et permettre aux communautés et aux services gouvernementaux de se redéployer. Cela est díautant plus réussi lorsque le gouvernement, la société civile et les agences d'aide au développement travaillent ensemble», a, pour sa part, Richard Danziger, Directeur pour l'Afrique de l'Ouest et du Centre de líOIM.

Outre ces deux responsables, la délégation comprenait notamment Allegra Maria Baiocchi, Représentante régionale pour l'Afrique de l'Ouest et Centrale (OCHA), Yves Habumugisha, Directeur régional des affaires humanitaires et d'urgence de líAfrique de l'Ouest pour líONG World vision et Anne Marie Deutschlander, Directrice régionale du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (UNHCR).

Près de la moitié de la population centrafricaine - soit 2,2 millions de personnes - dépend de l'aide humanitaire pour survivre.

En raison de líabsence de líautorité et des services de líEtat dans la plupart des régions, les acteurs humanitaires fournissent aux populations environ 50% des services sociaux de base.

Le sous-financement chronique est tout aussi inquiétant dans la mesure où il menace líexistence díune aide vitale. Le Plan de réponse humanitaire de 399,5 millions de dollars pour la RCA en 2017 Ė pour venir en aide à 1,6 million de personnes Ė níest financé quíà 10% seulement.

Le plan de réponse de 2016, díun montant de 531,5 millions de dollars, avait été financé à moins de 40%.

Dans plusieurs régions de la Centrafrique, le départ de partenaires humanitaires, faute díun financement suffisant, a augmenté la vulnérabilité des populations. Dans ces zones, ils étaient souvent les seuls à procurer des services sociaux de base à la population.


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