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Alexandre-Ferdinand Nguendet claque la porte de la majorité présidentielle

Le président du RPR Alexandre-Ferdinand Nguendet a claqué la porte de la majorité présidentielle pour militer désormais dans l’opposition à Faustin Archange Touadera

 

Le président du RPR Alexandre-Ferdinand Nguendet a claqué la porte de la majorité présidentielle pour militer désormais dans l’opposition à Faustin Archange Touadera. Position exprimée un an après l’investiture de celui qu’il a soutenu au second des élections groupées de 2016.

Le cercle de l’opposition s’accroit avec le retrait d’Alexandre Ferdinand Nguendet qui rejoint le rang de l’opposition. L’ancien président du Conseil national de transition emboite le pas à Anicet Georges Dologuelé, chef de fil de l’opposition qui a qualifié l’union sacrée proposée par Faustin Archange Touadera de ruse politique et dit être là où les résultats des élections veulent qu’il soit.

Pressenti pour être le médiateur de la République, Alexandre Ferdinand Nguendet est réduit à sa dimension d’acteur au sein de la majorité qui depuis un an n’arrive pas à prendre forme. Lors de la rentrée politique de son parti le RPR, il a dénoncé la chasse aux sorcières dont sont victimes les membres de son parti et appelé à l’arbitrage du chef de l’Etat. C’est la première pomme de discorde.

 


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Le RPR est porteur d’une initiative qui milite en faveur de l’arrestation d’Ali Daras leaders de l’UPC, pour cela, il a lancé une pétition qui a recueilli environs 600 mille signatures d’adhésion des centrafricains de Bangui et de l’intérieur du pays. Le régime de Bangui est resté insensible à cette démarche et lui a opposé une fin de non-recevoir. Furieux, Alexandre Ferdinand Nguendet accuse le pouvoir de Bangui d’être de « connivence avec les groupes armés ».

Il verra alors sa conférence de presse relative au bilan de sa pétition influencée par les forces de l’ordre avant d’en avoir l’autorisation pour le faire au centre protestant pour la jeunesse. Un malaise de trop qui pousse l’allié de Touadera à clarifier sa position pour militer désormais dans l’opposition.

Dans la galaxie proche du pouvoir, on tente de minimiser l’acte de divorce par un silence dans un contexte où la majorité peine à prendre toute sa forme. Il n’y a pas un sans deux, le départ d’un des membres de la famille présidentielle est l’expression de ce que certains pensent tout bas.


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