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La Communauté Pygmée Aka, une difficile transition vers la culture globale

Qu'en est-il des premiers habitants de la République Centrafricaine?

 

Ils parcouraient autrefois la grande forêt équatoriale située au sud-ouest du pays au gré des saisons à la recherche de gibiers, de champignons ou de racines comestibles. Au fur et à mesure de leur évolution, les pygmées Aka ont su développer des savoirs exemplaires, notamment sur le plan de la chasse, de la pharmacopée, de la danse ou de la musique. Actuellement, la mondialisation les rattrape progressivement et ce peuple nomade se sédentarise autour des villes et villages, adoptant un mode de vie plus agricole. Encore assez méconnus car isolés du reste de la société centrafricaine, les Aka tentent de préserver un mode de vie traditionnel tout en se modernisant et en essayant de síémanciper du joug des villageois bantous qui tiennent encore de nombreuses familles pygmées en esclavage. Tiraillés entre commerce inéquitable et exploitation pure et simple dans les plantations des villageois bantous, les pygmées Aka deviennent également la proie de tous les prosélytes des grandes religions monothéistes au détriment de leur propre valeur. Encore assez méconnus car isolés du reste de la société centrafricaine, les pygmées Aka tentent de préserver leur mode de vie traditionnel malgré les mutations imposées par une certaine uniformisation de leur environnement. Ils essayent de profiter de ces changements pour síémanciper du joug des villageois bantous qui les maintiennent encore en quasi esclavage.

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Entre leur asservissement aux villageois, les problèmes díalcoolisme et désormais la pression de plus en plus forte des Wali coco, ces femmes qui viennent acheter le coco aux pygmées ; la société Aka se délite peu à peu et Bombé perd de son autorité. Plus que de la colère, cíest de la tristesse et de líamertume que líon peut lire dans le regard de Bombé. Véritable symbole du nivellement de la culture Aka, líadoption du gozo, la farine de manioc, ne fait pas partie des habitudes culinaires ancestrales Aka. Alors quíils ne cultivent pas eux-mêmes cette racine et quíon ne la trouve pas à líétat sauvage dans la forêt comme le reste de leur nourriture, la consommation de manioc est une nouvelle source de dépendance des pygmées Aka vis à vis des Bantous qui leur vendent ou leur troquent celui-ci contre du travail ou des feuilles de coco. Dans la forêt, les pygmées Aka redeviennent les maîtres incontestés. Leur connaissance de la forêt est telle que les Bantous sont dépendants des Aka pour la chasse, la cueillette du coco et líapprovisionnement en plantes médicinales. Cíest au milieu de cette forêt tropicale dense que les Aka puisent leur liberté.


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