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Centrafrique : La Mairie de Mbaïki tente de se relever après la crise

La Mairie de Mbaïki a amorcé son relèvement après la crise. Les difficultés, selon Pascal Kiki, président de la délégation spéciale de cette ville, continuent de jouer sur cet élan.

 

Le président de la délégation spéciale de a ville de Mbaïki dit avoir hérité d’une municipale à problème en 2015. Pour lui, l’essentiel est de relancer la maison pour le bien de la population, « en arrivant à la mairie en 2015, nous avions trouvé la maison dans une situation très difficile. La mairie avait encore les traces de la crise en plus la situation financière était difficile. Mais, pour nous, la mission est de nous atteler à relever un peu la situation financière de cette mairie », confie-t-il.

Pascal Kiki se plaint du niveau des recettes qui ne permettent pas de faire face au défi du relèvement, « les recettes propres ne sont constituées que des mini-recettes au niveau du marché et cela ne permettent pas à couvrir les dépenses de souveraineté de la commune», a-t-il fait savoir.

 


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Le président de la délégation spéciale de cette ville compte sur le partenariat avec la France pour relancer sa commune, « nous avons envoyé déjà un ressortissant de Mbaïki en stage de service civique de huit (8) mois à la Mairie de Billère en France. Quand il reviendra, il va inculquer tout ce qu’il a appris aux jeunes de Mbaïki. Donc, nous cherchons à améliorer plus dans la coopération décentralisée » annonce le maire. La coopération avec la municipalité de Billère a permis à la commune de Mbaïki d’avoir une connexion VSAT et de mettre en œuvre un le projet sur le vivre ensemble dénommé « Paix ici et là-bas ».

En 2016 la commune n’a pas reçu de subvention de l’Etat, « cette situation, je crois, est similaire à toutes les communes de la RCA. Mais ce n’est pas parce qu’on n’a pas eu de subvention qu’on peut rester bras croisé. On se démêle pour satisfaire le personnel qui accumule des arriérés de salaire depuis 2003 » explique le maire.

Pascal Kiki s’est aussi plaint des difficultés dans le versement des pourcentages des imports payés au niveau central.


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