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Centrafrique: Augmentation des attaques contre les écoles dans les conflits

L'ONU tire la sonnette díalarme à líoccasion de la sortie du 10ème rapport annuel sur les enfants et les conflits armés

 

Le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a fustigé cette tendance, dans de nombreux pays, à l'augmentation des attaques contre les écoles et les hôpitaux, deux endroits où les enfants sont particulièrement présents et susceptibles d'être directement blessés ou tués. Je suis inquiet de l'augmentation des attaques contre des écoles et des hôpitaux, a estimé le Secrétaire général dans son rapport annuel. Le rapport décrit la situation des enfants dans 22 pays en conflit parmi lesquels on retrouve la République Centrafricaine, le Tchad, la Côte d'Ivoire, la République démocratique du Congo, la Somalie, le Soudan, líOuganda comme pays. Dans ces pays, les écoles et les hôpitaux de 15 d'entre eux ont fait l'objet d'attaque. La destruction de ces bâtiments semble être l'attaque la plus récurrente.

Fait relativement nouveau, de nombreuses fermetures d'écoles et de centres de santé motivées par la menace et l'intimidation ont été relevées dans un nombre croissant de pays. Les écoles sont souvent utilisées pour le recrutement des enfants dans les groupes armés, souligne le rapport. Les écoles doivent être des endroits surs dédiés à l'apprentissage et au développement pour tous les enfants. Elles devraient rester des endroits en paix. Ceux qui attaquent les écoles et les hôpitaux doivent savoir qu'ils devront rendre des comptes, a pour sa part prévenu la Représentante spéciale de l'ONU pour les enfants et les conflits armés, Radhika Coomaraswamy lors d'une conférence de presse au siège de l'ONU, à New York.

 


© rnw.nl
Des enfants enrôlés dans les conflits
L'une des principales recommandations du rapport est d'ajouter les entités qui attaquent les écoles et les hôpitaux sur la liste noire des groupes qui recrutent et utilisent les enfants pour combattre lors de conflits. Malgré les développements négatifs en 2011 comme les attaques contre les écoles et le nombre de parties qui continue de commettre de graves violations, il est encourageant de noter que de plus en plus de parties approchent les Nations Unies afin d'agir et d'être rayées de la liste noire du Secrétaire général. Nous saluons ces développements et espérons que cet élan va se poursuivre, a souligné Radhika Coomaraswamy.

La Représentante spéciale a indiqué que des progrès importants avaient été effectués en Afghanistan où le gouvernement avait signé un accord afin de libérer les enfants des Forces nationales afghanes de sécurité. Aux Philippines, au Soudan et en Somalie, le recrutement et l'utilisation d'enfants dans les conflits a diminué, indique le rapport. Aucun groupe n'a été retiré de la liste noire des entités recrutant et utilisant les enfants pour combattre dans les conflits. Quatre nouvelles entités ont été ajoutées, deux provenant d'Iraq et deux autres opérant au Yémen. Figurent également dans cette liste: en République Centrafricaine: Armée populaire pour la restauration de la République et de la démocratie (APRD), Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP), Forces démocratiques populaires de Centrafrique (FDPC), Armée de résistance du Seigneur (LRA), Mouvement des libérateurs centrafricains pour la justice (MLCJ), Milices d'autodéfense soutenues par le Gouvernement de la République centrafricaine, Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR). Au Tchad : Armée nationale tchadienne, y compris les éléments nouvellement intégrés, Mouvement pour la justice et l'égalité.

 



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