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Tourisme: Un plan de décollage pour les pays de la zone CEMAC

En Centrafrique, le parc le plus célèbre, c'est le parc de Mayanga qui est connu partout dans le monde

 

Les deux jours de travaux d'experts à Yaoundé, les ministres du Tourisme des 6 pays de cet espace géographique (Cameroun, Congo, Gabon, Guinée équatoriale, République centrafricaine et Tchad) ont produit une série de décisions se résumant principalement à la création d'un comité de pilotage du projet de développement durable du tourisme dans un réseau des aires protégées transfrontalières (APT). L'institution d'un Salon international du tourisme tournant entre ces pays avec la première édition prévue en 2012 à Yaoundé, de même que l'initiative prise d'élaborer des normes communes en matière de qualité des services, un projet pour lequel l'Organisation mondiale du tourisme (OMT) représentée par son directeur exécutif Frédéric Pierret a été sollicitée pour organiser un atelier en 2012.

En RCA, «il y a une richesse au niveau de nos parcs. Le parc le plus célèbre, c'est le parc de Mayanga qui est connu partout dans le monde. Il y a même des circuits qui sont organisés au départ du Cameroun. Donc, je pense que le potentiel est là. Maintenant, il s'agit de faire un travail de recensement, un état des lieux de tous ces sites touristiques pour permettre justement une meilleure visibilité de ce que nous pouvons offrir», a souligné à Sylvie Annick Mazoungou, ministre du Développement du Tourisme et de l'Artisanat. Pour elle, «si nous sommes là, justement c'est pour pouvoir mettre en place une stratégie de promotion de nos sites touristiques et au niveau de la CEMAC, je pense que la dynamique est bien partie». Le ministre camerounais du Tourisme, Baba Hamadou, n'a pas hésité à se projeter dans les 3 à 5 années à venir qui, d'après lui, verront la sous-région devenir «une partie d'Afrique dans le domaine du tourisme».

 


© laroutedessens.org
Les pygmées habitants de la forêt
En vue de la facilitation de l'obtention d'un visa unique, suite au constat que «le manque d'harmonisation des politiques de visas est une entrave sérieuse au développement du tourisme dans la sous- région», les ministres du Tourisme ont annoncé leur engagement à saisir leurs collègues des Affaires étrangères, de la Sécurité et de l'Intérieur pour la création d'un groupe de travail interministériel sous-régional. Cíest ce qui expliquerait en partie que la région soit très fréquentée selon les statistiques officielles, même si le Cameroun à lui seul déclare 580.000 visiteurs en 2010, les pays de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (CEMAC). Ils viennent donc de se doter d'un plan de décollage commun du secteur touristique.

Après les précédentes à Douala (métropole économique camerounaise) en 2001, à Yaoundé en 2006, à Libreville au Gabon en 2007 et à Bangui en République centrafricaine (RCA) en 2009, ces assises présidées par le Premier ministre camerounais Philemon Yang ont en outre recommandé à la Commission de la CEMAC d'inscrire le tourisme comme axe prioritaire du Programme économique régional (PER). Avec moins de deux millions d'arrivées internationales annuelles déclarées, soit un taux de 0,5% du tourisme mondial, les 6 pays de la CEMAC occupent une place marginale sur la scène internationale, a déploré le chef du gouvernement camerounais qui a insisté sur la nécessité de «bâtir une véritable industrie touristique dans la sous-région». Pourtant, d'un à l'autre, ces pays sont dotés d'incroyables atouts pour devenir d'admirables destinations touristiques de premier rang.

 



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