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Centrafrique: Un journaliste débarqué de líavion

Les organisations professionnelles de journalistes entendent se saisir du dossier

 

Le super intouchable Léon de nationalité tchadienne, responsable de ASKY, díaprès des confidences ne finira jamais de multiplier des scandales à líaéroport international Bangui Mpoko. Selon des indiscrétions, il ferait de líaéroport Bangui une affaire de famille, même au prix de sang. De sources policières, il y règnerait comme un monarque. Il nía de compte à rendre à personne et de demande díexcuses à ne donner à personne.

Le matin du 7 mai 2011 à líaéroport Bangui Mpoko un journaliste, Jules Gautier Ngbapo-Koigomby, accrédité par les Nations Unies et sur recommandations du gouvernement centrafricain pour se rendre à Istanbul en Turquie pour la couverture médiatique de la conférence des Nations Unies sur les pays les moins avancés (PMA) síest vu empêcher de monter dans líavion par líintouchable Léon, prétextant quíil níavait pas de visa de transit via Lagos au Nigéria. Le confrère síétant procuré de son billet díavion électronique envoyé depuis les Etats Unis díAmérique síest présenté au niveau des compagnies aériennes à Bangui pour vérification et confirmation de son voyage. Chose quíil a faite sans heurts. En plus, il aurait pris le soin de vérifier auprès de líambassade de Nigéria síil avait droit à un visa de transit puisque son itinéraire étant Bangui-Lagos-Beyrout Istanbul, destination finale.

 

A Lagos, le journaliste devait attendre pendant plus de deux heures à líaéroport de Lagos pour faire la correspondance avec Airlines Middle East. Le matin du 7 mai, M Ngbapo ayant terminé ses formalités, passe par les différents postes pour recueillir les visas des services compétents de líaviation civile líautorisant à monter dans le bus pour la piste. Cíest à ce moment précis que surgit encore M Léon pour lui demandera son visa de transit via Lagos. Le journaliste síévertuera en vain de lui faire comprendre que les autorités compétentes níont pas jugé utile quíil prenne un visa de transit. Peine perdue. M Léon de nationalité tchadienne rétorquera: «pas question M le journaliste. Si vous ne me présentez pas ce visa, vous níallez pas monter à bord de cet avion». Du coup, líaffaire tourne au vinaigre. Le Journaliste pourtant en possession de son billet en main et de surcroit díun ordre de mission dûment signé du Ministre chargé du SGG est débarqué de líavion comme un délinquant. Quelle image pour la presse centrafricaine?

Aux dernières nouvelles, les organisations professionnelles de journalistes entendent se saisir du dossier. Elles se réservent díailleurs le droit de saisir les juridictions compétentes pour réparation du préjudice subi du fait díun prédateur de la liberté díexpression.

 



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