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Michel Yao, appelle les donateurs à maintenir leurs engagements

Le Coordonnateur humanitaire par intérim, le docteur Michel Yao, a appelé, au cours d'une conférence de presse, mardi 7 mars 2017 à Bangui,

 

Líaction humanitaire en Centrafrique fait face à un sous financement chronique, a souligné le docteur Yao, qui a saisi líoccasion pour rappeler aux donateurs que la crise en Centrafrique níest pas terminée et quíils doivent maintenir leurs engagements.

La multiplication et la persistance des foyers de tension ont entraîné de nouvelles vagues de déplacements et une augmentation des besoins, en particulier sur líaxe Bria- Ippy- Bamabri et Grimari, qui est une source de préoccupation pour la communauté humanitaire, a-t-il expliqué.

Líallocation de six(6) millions de dollars du Fonds Central díIntervention díurgence (CERF) en janvier 2017 devait permettre au Programme Alimentaire Mondiale des Nations-Unies (PAM) de venir en aide à 36.800 personnes nouvellement affectées par líinsécurité alimentaire dans la zone de Kaga-Bandoro, Bambari et Bria, a-t-il indiqué.

Il a également annoncé líorganisation prochaine à Yaoundé díune session díinformation à líendroit des partenaires techniques et financiers, des représentants des Etats membres des Nations-Unies et du corps diplomatiques accrédités en Centrafrique et au Cameroun.

Le docteur Yao a par ailleurs adressé une mise en garde aux groupes armés, auteurs des violences, contre les conséquences néfastes de leurs affrontements sur les civils et les a appelés à respecter et faire respecter le droit international humanitaire.

Les conséquences humanitaires de l'aggravation de la situation sécuritaire sont multiples, notamment les nombreuses entorses au Droit international humanitaire et les exactions contre les civils.

Il a estimé que les nouveaux besoins générés par le regain de violence síajoutent à un niveau de besoin et de vulnérabilité déjà élevé et accentuent la pression sur la planification de la réponse humanitaire.

"Pour líexercice 2017, son budget est de 399,5 millions de dollars américains et permettra de répondre aux besoins de 2,2 millions de personnes soit une personne sur deux de la population totale de la Centrafrique". Mais, a-t-il regretté, le plan de réponse humanitaire en Centrafrique níest financé quíà hauteur de cinq pour cent, soit dix neuf (19) millions de F CFA.

Il a enfin invité les professionnelles des médias à síengager afin díéradiquer les violences faites aux femmes avant líannée 2030.

 



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