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Le Directeur national de la BEAC incite les banques commerciales à diversifier leurs produits

Le Directeur national de la Banque des Etats de l'Afrique Centrale (BEAC), Ali Chaïbou, a appelé, lors de la première édition des journées bancaires d'information, vendredi 3 mars 2017

 

Le Directeur national de la Banque des Etats de l'Afrique Centrale (BEAC), Ali Chaïbou, a appelé, lors de la première édition des journées bancaires d'information, vendredi 3 mars 2017, à Bangui, les banques opérant en Centrafrique à diversifier les produits offerts au public.

pour le public, les banques sont des structures un peu obscures et où ne sont stockés que des billets de banque, a relevé Ali Chaïbou, à l'ouverture de ces journées bancaires d'information visant à vulgariser les produits offerts par les banques et qui demeurent méconnus du public.

Selon lui, les banques permettent le passage d'une économie de troc à une économie monétaire moderne puisqu'elles favorisent la collecte de l'épargne et l'octroi des crédits qui sont indispensables pour les activités économiques.

Il a également prévenu des risques au cours des activités bancaires. Ces risques peuvent s'expliquer par le non-remboursement des crédits.

Dans le cas spécifique de la République Centrafricaine, Ali Chaïbou a souligné le rôle primordial de la banque centrale, qui alimente l'économie nationale en mettant à la disposition des banques centrafricaines des billets de banque.

 


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En d'autres termes, selon lui, la BEAC fournit aux établissements de crédit des ressources additionnelles qui s'ajoutent aux dépôts et aux fonds propres, leur permettant de faire face aux activités de crédit.

Traitant de la relation des banques centrafricaines avec la clientèle, Ali Chaïbou a évoqué quatre défis majeurs.

Le premier défi se rapporte à la qualité des services. Il a un lien avec l'accueil aux guichets et le délai de traitement des opérations qui sont fréquemment déplorés par les clients.

Le deuxième défi concerne la transparence dans la tarification des services. Mais malgré l'affichage des conditions bancaires, ils manquent de lisibilité. Sur cette question, la BEAC se propose de former, en avril prochain, les agents des banques qui sont chargés de cette activité.

Le troisième défi est celui de l'accès des citoyens aux services bancaires.

Les statistiques ont montré que le niveau de bancarisation en République Centrafricaine est de 1 guichet pour 230.000 habitants.

Cette situation s'expliquerait par les récurrentes crises qui ont forcé les banques à recentrer leurs activités seulement à Bangui, privant ainsi de nombreuses provinces de services financiers.

L'alternative serait, d'après Ali Chaïbou, les guichets périodiques, qui sont capables d'autoriser la minimisation du coût de maintien d'une agence en province.

Le quatrième et dernier défi est celui de la diversification des portefeuilles de crédits, qui est actuellement concentrés sur seulement quelques secteurs d'activité, ce qui est de nature à fragiliser le système bancaire en cas de retournement de conjoncture.

Ali Chaïbou a loué les efforts déjà amorcés par les banques centrafricaines dans le domaine de la monétique et a conseillé aux responsables de ces établissements bancaires de les poursuivre dans le sens de la diversification des produits.

Il convient de rappeler que les journées bancaires d'information ont été organisées du 3 au 4 mars à l'Alliance française de Bangui par l'Association professionnelle des établissements de crédit en Centrafrique (APECCA).


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