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Centrafrique : Plus de cinq cent filles font le travail du sexe à líOuest du pays

Plus de cinq cent (500) filles de 15 à 24 ans se prostituent à Bouar à líOuest du pays et sont victimes de stigmatisation et des traitements inhumains et dégradants

 

Plus de cinq cent (500) filles de 15 à 24 ans se prostituent à Bouar à líOuest du pays et sont victimes de stigmatisation et des traitements inhumains et dégradants. Le chiffre est donné par Mme Marthe Mbita, présidente de líassociation des filles libres de la localité.

La ville de Bouar située à líOuest du pays est traversée par le corridor Bangui-Garoua-Boulaï à la frontière avec le Cameroun. Plusieurs filles de la localité et celles venant de Bangui, Carnot, Berberati, Boacanga, BohongÖ pratiquent le plus vieux métier au monde. Elles sont exposées au VIH/Sida. Cíest dans ce contexte que le sous bureau du Barreau américain basé à Bouar apporte des assistances psychosociales et juridiques à ces filles prostituées qui subissent parfois des traitements inhumains et dégradants.

Marthe Mbita, présidente de líassociation fille libre présente les raisons de cette montée de la prostitution après la crise, «la ville de Bouar est tranquille, la sécurité est là, les filles continuent à venir. Si cela marche ici, elles continuent à Garoua-Boulaï à la frontière avec le Cameroun. Elles appellent cela « jouer le championnat ». De Garoua-Boulaï de fois, elles reviennent encore en quête de matelas », a-t-elle indiqué.

 


© Droits reservés
Selon les enquêtes du RJDH, ces filles louent des chambres de longue durée dans les auberges et sont en quête des clients. Mais dans ce travail qui échappe complètement à la comptabilité publique de la localité fait naitre des incompréhensions et disputes. Líadjudant-chef de la brigade territoriale en est conscient « il y a souvent de conflit entre ces filles et leurs clients. Mais la plupart des cas, elles ne veulent pas se présenter à nous. Il faut savoir que dans toutes préfectures, líAssociation des filles libres níexiste pas. Mais cette association est encore ici, allez y comprendre », a-t-il dit.

Ces filles survivantes des violences physiques liées à leur profession se confient beaucoup plus au barreau américain qui dispose díun service psychosocial, « nous avons un service qui accueille la victime et si elle décide de poursuivre líaffaire, nous rédigeons la plainte. A ce jour, nous avons une centaine de dossier enrôlé et nous prenons en charge les frais. Nous avons obtenu une vingtaine de jugement des survivantes qui se sont présentées à nous », a expliqué Me Bernard Koutou consultant au barreau américain de Bouar.

Líassociation des filles libres est créée en 2004 et vise à lutter contre la pandémie de VIH/Sida. Selon les dernières enquêtes mixtes du Comité de lutte contre le VIH/Sida (CNLS), la prévalence moyenne du VIH chez les jeunes de 15-24 ans est de 2,8% : 4,2% chez les jeunes-femmes et 0,7% chez les jeunes-hommes. Sur 4,9% de prévalence dans la population générale de 15 à 49 ans, Nana-Mambéré dont Bouar est le chef-lieu a un taux qui síélève à 7,7% au même titre que Bangui.


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