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Centrafrique : la justice relative en cas de viol de la MINUSCA

Les casques bleus des Nations Unies envoyés en protecteur en RCA deviennent des prédateurs de viol díabus sexuel sur la population civile

 

Le cas récent est celui des contingents Gabonais et Burundais ayant commis des abus et exploitations sexuelles à Dékoa, le rapport de 2016 du conseil de sécurité de líOnu fait état des cas commis par les soldats de la MINUSCA en 2015, suite à une enquête réalisée ,16 Gabonais et 15 Burundais sont présumés auteurs de ces allégations. Information confirmée par le bureau de déontologie et de discipline de la mission.

Le dernier rapport annuel de líancien secrétaire général de líONU Ban-ki-Moon, recensait 69 cas díagressions sexuelles commises par des casques bleus en 2015 dont la majorité dans deux missions seulement, la MINUSCA en RCA et la MONUSCO en RDC.

En décembre 2016, une enquête de líONU qui a duré quatre mois en coopération avec des enquêteurs Burundais et Gabonais a recueilli des preuves contre 16 Gabonais et 25 Burundais selon Human Rights Watch. Sous líanonymat, un représentant du réseau des ONG des droits de líhomme en RCA, explique que de nombreux cas díabus díexploitations sexuelles ont été produits par des contingents. Sous líinfluence de líEtat Centrafricain et son partenaire, le rapport a été publié par la fédération des ONG internationales des droits de líhomme(FIDH).pour ces ONG, la MINUSCA protège les auteurs présumés de ces allégations.

Ce que la mission rejette, le mandat des Nations ĖUnies stipule que les pays des présumés coupables procéderont à leurs jugements. Une sanction est prévue pour des éventuels cas díaprès les conclusions díAugustin Kurugo-Mbetho du bureau de la déontologie et de discipline de la MINUSCA. Certes, la MINUSCA a déjà enregistré 112 allégations des actes díexploitation et abus sexuel (díEAS) et a identifié 112 auteurs présumés et 145 victimes présumées.
Nicolas Dahrendorf de la MINUSCA affirme que : « les procédures díenquêtes sont lentes aussi les enquêteurs viennent díailleurs. Les pays accusés sont indépendants et agissent díeux-mêmes. Les victimes bénéficient díune assistance psycho-social médicale de certains agents des Nations-Unies (UNICEF et UNFPA). »
La résolution 2769 donne mandat aux pays respectifs de juger leurs ressortissants accuses díabus sexuel et prévoit des sanctions diplomatiques et économiques. Même si ces sanctions seront appliquées, le principal problème reste celui du sort des victimes.
Mais le gouvernement Centrafricain à travers le ministère de la justice qui est censé défendre les droits du peuple centrafricaine ne síintéresse pas à cette affaire.
Nous avons tâché en vain díentrer en contact avec la justice centrafricaine pour savoir est ce quíelle suit cette affaire, comment elle suit cette affaire et a quel niveau se trouve-t-on

 



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