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Centrafrique : Le président de la LCDH demande le renforcement de la chaine pénale

Le président de la Ligue Centrafricaine des Droits de líHomme (LCDH), Joseph Bindoumi a demandé la relance de la chaine pénale dans sa totalité afin de lutter contre líimpunité

 

Le président de la Ligue Centrafricaine des Droits de líHomme (LCDH), Joseph Bindoumi a demandé la relance de la chaine pénale dans sa totalité afin de lutter contre líimpunité. Car, dans certaines régions du pays, il níy a pas de tribunaux.

Dans plusieurs provinces du pays, il níexiste aucun tribunal pour juger les auteurs de délits. Malgré le dysfonctionnement de ces tribunaux dans les provinces, dans la capitale, une cinquantaine de dossiers ont été délibérés au tribunal de grande instance de Bangui.

Le président de la Ligue Centrafricaine pour les Droits de líHomme (LCDH), Joseph Bindoumi, a dressé líétat des lieux des tribunaux dans le pays. Selon lui, « la Centrafrique compte environ 200 magistrats. La majorité des tribunaux à líintérieur du pays níest pas opérationnelle. La lutte contre líimpunité ne síeffectue pas sur toute líétendue du territoire », a-t-il relevé avant díajouter quí« une cinquantaine des dossiers ont été délibérés en 2016 dans la capitale».

Les conséquences de le líabsence de tribunaux dans certaines régions de la RCA se traduisent par la persistance des violations des Droits de líHomme perpétrées par des groupes armés. « Des crimes de sang, des viols, des tortures, des meurtres, entre autres, se poursuivent encore sur le territoire centrafricain. Des dossiers continuent díêtre enregistrés par la LCDH et les autres associations de défense des Droits humains », a-t-il déploré.

Joseph Bindoumi est optimiste pour la restauration des tribunaux qui seront un appui pour à la Cour Pénale Spéciale (CPS) « à punir les présumés auteurs des crimes de guerre, des crimes contre líhumanité, pillages, violations en Centrafrique ».

Le Centrafrique compte plus díune vingtaine de tribunaux. Cette chaine pénale est fragilisée en partie par la crise militaro-politique de 2013. La ligue Centrafricaine des Droits de líHomme demande la restauration cet instrument juridique afin díappuyer la CPS dans ses actions.

 



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