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Le PAM pourrait être forcé de suspendre son aide à des milliers de déplacés en RCA

Le PAM a également été forcé de réduire de moitié la quantité de nourriture fournie

 

Le Programme alimentaire mondial (PAM) a exhorté jeudi les bailleurs de fonds à mobiliser les ressources nécessaires pour maintenir l'assistance vitale apportée à 150.000 personnes extrêmement vulnérables déplacées par les violences en République centrafricaine (RCA).

En 2016, le manque de financement a déjà eu de graves répercussions. Le PAM n'a pu aider que la moitié, voire moins, des populations ciblées - environ 400.000 individus sur près d'un million - laissant plus d'un demi-million de personnes cruellement démunies.

Le PAM a également été forcé de réduire de moitié la quantité de nourriture fournie. Depuis le début de l'année, les bénéficiaires des distributions générales reçoivent des demi-rations. En novembre et décembre, les distributions de repas scolaires n'ont couvert que 15 jours, au lieu des 18 prévus.

 


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En décembre, des milliers de personnes déplacées à Kaga Bandoro - ville frappée par des violences en octobre 2016 - ont dû survivre avec à peine un quart de ration.

"Nos stocks alimentaires sont au plus bas. Sans ressources supplémentaires, nous serons obligés de faire de nouvelles coupes dans les rations en janvier et de distribuer une ration sans riz, une quantité réduite de pois, d'huile végétale, de sel iodé et de suppléments nutritionnels enrichis en vitamines et oligoéléments", a déclaré le directeur du PAM en RCA, Felix Gomez. "Sans un soutien urgent, nous serons forcés de suspendre nos distributions alimentaires à partir de février", a-t-il prévenu.

Le PAM a besoin de 21,5 millions de dollars pour maintenir une assistance à 150.000 réfugiés et personnes déplacées jusqu'en juin 2017. Les fonds seront utilisés pour acquérir 14.580 tonnes de nourriture et assurer des distributions de rations alimentaires complètes.

Selon le PAM, l'interruption de l'assistance placerait un fardeau insupportable sur les communautés d'accueil, déjà extrêmement vulnérables, ce qui pourrait alimenter des frictions et poser des risques pour la sécurité. "Nous en appelons à la générosité de nos donateurs pour aider à prévenir une crise humanitaire encore plus grave", a conclu M. Gomez.


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