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Centrafrique: Les frontières avec les voisins sont des zones de non loi, selon líOIM

LíOrganisation Internationale des Migrations (OIM) a qualifié les frontières entre la RCA et certains pays voisins comme des zones de non loi

 

LíOrganisation Internationale des Migrations (OIM) a qualifié les frontières entre la RCA et certains pays voisins comme des zones de non loi. Il síagit de la conclusion díune enquête menée par cette institution internationale et qui lía publiée, mercredi dernier.

La situation frontalière de la RCA, selon líOrganisation Internationale des Migrations, traduit le degré de la crise que le pays subit depuis 2013. Dans son rapport, líOIM parle de frontières « complexes et dangereuses ». Selon lui, la complexité des frontières centrafricaines est due à líidentité des populations de part et díautres des frontières et au degré díéchanges commerciaux. La dangerosité des frontières de la RCA, díaprès la structure onusienne est liée à la contrebande et au banditisme.

Le rapport de líOIM cible les frontières entre la République Centrafricaine avec le Soudan, le Cameroun et le Tchad. LíOrganisation Internationale des Migrations utilise le terme militarisation pour évoquer les frontières entre la RCA, le Cameroun et le Tchad. « La frontière avec le Tchad est encore fermée et militarisée par les autorités tchadiennes. La frontière avec le Cameroun est ouverte mais militarisée par les autorités camerounaises » lit-on dans le rapport de líOIM.

Malgré la fermeture de la frontière entre la RCA et le Tchad, les violences selon líOIM sont régulières « en raison des vols de bétail et des représailles quíils suscitent », précise le rapport.

LíOIM ajoute que le trafic díarmes et de munitions se fait entre la RCA et la quasi-totalité de ses voisins. Entre le Soudan, le Cameroun et la RCA, le rapport évoque « le trafic díespèces menacées et díivoires ». A la frontière entre le Cameroun et la RCA, líOIM parle de « trafic de diamants et díor ».

La frontière nord-ouest du pays est « caractérisée par un banditisme historique sous forme de zaraguinas (coupeurs de routes) », avance le rapport.

Face à cette situation, líOrganisation Internationale des Migrations a recommandé la réactivation de la Commission Nationale Chargée de la Gestion des Frontières. La remise sur pied de cette structure, permettra « díharmoniser les points de vue sur la question et de définir la position gouvernementale avant de réunir les commissions mixtes » peut-on lire dans le rapport. Líorganisation souhaite aussi la réactivation des commissions mixtes qui níont pas fonctionner depuis le début de la crise.

Les autorités centrafricaines níont pas encore officiellement réagi au rapport de líOrganisation Internationale des Migrations. Un cadre du département de líadministration du territoire a confié au RJDH que le rapport de líOIM rend compte díune certaine réalité. « Nous avons pu lire le document qui, díailleurs rend compte de la réalité qui prévaut à nos frontières où le trafic illicite díarmes, de minutions et des ressources sont fréquents. Mais cíest un dossier à traiter avec toute la sous-région et cíest ce que líEtat centrafricain síest engagé à faire », a expliqué ce cadre.

La République Centrafricaine partage plus de 5.600 kilomètres de frontières avec ses six voisins. La plupart de ces frontières du coté centrafricain sont aujourdíhui contrôlées par des groupes armés.

 



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