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Centrafrique: Le retrait des humanitaires de Bambari, un coup dur pour la population

La population commence à ressentir les conséquences du retrait des humanitaires de Bambari

 

La population commence à ressentir les conséquences du retrait des humanitaires de Bambari. Plusieurs sources jointes dans la localité, parlent de situation de plus en plus préoccupante tant pour les déplacés que pour líensemble de la population.

Les humanitaires se sont retirés de Bambari après le récent affrontement entre líUnion pour la Paix en Centrafrique (UPC) et le Front Populaire pour la Renaissance de la Centrafrique à Bakala, ville située à 60 Km du Chef-lieu de la Ouaka. Pour de nombreux habitants contactés par le RJDH, le retrait des acteurs humanitaires a eu díénormes conséquences sur la population.

Jacob Endjiadji, enseignant à líEcole Normale díInstituteurs (ENI) de Bambari qualifie ce retrait de « coup dur pour les personnes déplacés car ce sont ces humanitaires qui prêtent mains fortes aux déplacés à travers la distribution des vivres et les soins », explique-t-il.

Le retrait massif des acteurs humanitaires, selon la même source, a créé la panique au sein de la population, « avant de quitter, ils ont parqué tous leurs véhicules à la base de la Minusca et cela a créé la psychose au sein de la population. Mais la ville est calme pour le moment », a-t-il précisé.

Maurice père de six enfants vivant sur le site des déplacés a aussi regretté ce retrait avant díappeler au soutien de líEtat, « depuis que nous vivons sur le site, seuls les humanitaires nous assistent. Comme ils craignent pour leur sécurité, il est important que le gouvernement prenne ses responsabilités pour nous aider », souhaite t-il.

Líaltercation entre líUPC et le FPRC à Bakala ayant provoqué le retrait des humanitaires de Bambari, intervient après celle de Bria qui avait fait plusieurs morts, des blessés et le déplacement de 10.000 personnes. Le Commandant de la Force de la Minusca, le Général Bala Keita a menacé díappliquer dorénavant la résolution des Nations Unies si les fractions síaffrontent dans la ville au milieu de la population.

 



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