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Les mercenaires en Centrafique : un danger pour le pays

Les Nations unies sont très attentives à líévolution de la situation sécuritaire en République centrafricaine

 

Les Nations unies sont très attentives à líévolution de la situation sécuritaire en République centrafricaine. Le Groupe de travail de líONU sur les mercenaires a ainsi appelé le gouvernement centrafricain à freiner le plus vite possible la menace que constituent ces soldats étrangers à la solde díun camp ou díun autre. Líobjectif est díéviter une escalade de la violence alors que les exactions se poursuivent à travers le pays malgré la présence des casques bleus de la MINUSCA.

Environ 500 combattants étrangers seraient encore actifs sur le territoire centrafricain. Ils travailleraient essentiellement pour líex-rébellion de la Séléka et se paieraient sur le pays, síemparant et détournant les richesses naturelles du sous-sol, pillant les villages ou violant les femmes. Parmi eux, de nombreux membres de líArmée de libération du seigneur, la LRA, un groupe armé ougandais opposé au président Museveni et vaguant entre plusieurs États du centre du continent, se jouant des frontières internationales.

Díautres mercenaires ayant participé à la guerre en 2013 sont originaires de pays riverains de la Centrafrique, comme le Tchad ou le Soudan. Tous ont profité ou profitent encore de líinstabilité qui règne dans le pays, de líabsence díÉtat et díun sentiment díimpunité qui exaspère la population locale dont la moitié a besoin díaide humanitaire pour survivre.

Interrogée par Xavier Sartre, Patricia Arias, juriste chilienne, membre du Haut-Commissariat des droits de l'Homme des Nations Unies et membre de la délégation ayant visité la RCA en octobre 2016, souligne que cíest líabsence de líÉtat centrafricain qui constitue le problème principal

 



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