Archive

Centrafrique : Le gouvernement et la Minusca accusent des politiques de manipuler la ville morte

La ville morte du lundi dernier relève de la manipulation. Cíest la position du gouvernement centrafricain et de la mission onusienne

 

La ville morte du lundi dernier relève de la manipulation. Cíest la position du gouvernement centrafricain et de la mission onusienne qui accusent des politiques díêtre derrière ce mouvement.

Le gouvernement centrafricain a qualifié de plan funeste, la manifestation du lundi dont líobjectif selon líexécutif est de troubler líordre public, « certains hommes politiques tapis dans líombre et se cachant sous la bannière de la société civile tentent une fois de plus, de troubler líordre public chèrement acquis par le peuple Centrafricain. Les manifestations et appels à la désobéissance civique de ce lundi 24 octobre síinscrivent en droite ligne du plan funeste ourdi par ses hommes politiques connus des services de la police et de la Justice », a précisé la déclaration sans citer de nom.

Pour le pouvoir de Bangui, líobjectif des initiateurs de la ville morte, était de déstabiliser les institutions issues des élections quíil qualifie díexemplaire sur le continent africain. La déclaration du gouvernement accuse les hommes politiques ayant du mal à digérer leur échec, de vouloir « aggraver les maux dont souffre le Peuple centrafricain depuis plusieurs années déjà ».

 


© Droits réservés
La Minusca aussi síinscrit dans la logique du gouvernement. Le porte-parole de la mission onusienne, Vladimir Montéiro lors de la conférence de presse hebdomadaire de ce jour, évoque et soutient la thèse de complot ourdi par ceux quíil qualifie « díennemis de la paix ».

LíURCA, principal parti de líopposition, dans un communiqué de presse, passe sous silence ces accusations et appelle à la tenue díune rencontre entre le Chef de líEtat et les forces vives de la Nation. Cette formation politique estime que si líimplication de la Minusca est avérée dans líassassinat des manifestants, cela constitue une « forfaiture » que la République doit dénoncer en exigeant des sanctions.

Même si la Minusca et le gouvernement tentent de minimiser les effets de la ville morte, le constat révèle que le mot díordre a été largement suivi. De líavis de nombreux observateurs, líexécutif centrafricain et la Minusca doivent tirer les leçons nécessaires et apporter les réponses à ce ras-le-bol surtout que líimage de la mission onusienne en est sortie davantage écornée.


Commentaire


Retour en haut