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Centrafrique : Vers la concrétisation d’institutions républicaines

L’état de droit, a besoin de socles concrets pour bien fonctionner, dans l’intérêt de la nation et de la paix civile

 

L’état de droit, a besoin de socles concrets pour bien fonctionner, dans l’intérêt de la nation et de la paix civile. Le cas centrafricain étant assez bancal et original de par ses immixtions et cumuls varies, parfois contradictoires, car perdurent encore des institutions ‘non démocratiques’, issues de ‘dictature’, au sens juridique propre du terme, de la phase non démocratique de la transition politique.

En effet, étant entendu que nul des dirigeants de la phase transitoire ne fut élu par le peuple, mais leur étant imposé par diktat politique, la logique constitutionnelle voudrait que ses “créatures” comme l’Autorité Nationale des Elections (A.N.E), la plus visible, et d’autres comme le Conseil Constitutionnel de Transition (dont le nom n’a plus lieu d’être), soient tout simplement supprimées et remplacées, par des identiques, républicaines et légales, nées donc du principe de l’Etat de Droit retrouvé – juridiquement tout du moins.

Ceci est construction théorique, ne pouvant prendre corps que si l’Etat disposait des moyens effectifs pour cela, et surtout, de la volonté politique pour une réelle et concrète normalisation des institutions, en rapport avec le texte référence qu’est la Constitution – que par ailleurs le Chef de l’état n’est nullement contraint de suivre. Et pouvant même l’annuler et décider d’un nouveau Référendum avec une nouvelle mouture de texte constitutionnel.

Une fois de plus, spéculation juridique, car le pays ne peut en l’état, se permettre cette fantaisie, pour se mettre réellement en conformité avec ses textes fondamentaux de gouvernance. Il y a plus urgent.

Le cas à la fois drôle et pathétique de la partielle législative de Bimbo 1, qui une année plus tard, peine toujours à s’achever, donne une idée de l’impossibilité pour la RCA, à tenter d’être plus royaliste que le Roi.
Le froid réalisme l’oblige a tergiverser, en faisant des impasses sur partie du concret d’une vraie légalité institutionnelle et démocratique.

Car quand on n’a pas les moyens de sa politique, on pratique la politique de ses moyens.

 



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