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Centrafrique : L’OCDH exige une enquête internationale sur les violences de Kaga-Bandoro

L’annonce a été faite ce matin au cours d’une conférence de presse.

 

L’Observatoire Centrafricain des Droits de l’Homme (OCDH) demande l’ouverture d’une enquête internationale neutre afin de déterminer la responsabilité sur les graves violations des droits de l’homme commises à Kaga-Bandoro. L’annonce a été faite ce matin au cours d’une conférence de presse.

Les organisations de défense des Droits humains en Centrafrique ne sont pas restées impassibles devant les violences sur la population et ont décidé de demander l’ouverture d’une enquête internationale.

Suite aux derniers événements survenus dans la ville de Kaga-Bandoro, le mercredi 12 octobre 2016 ainsi que les villes de Bambari, Kouango, Ngakobo et Koui, où des graves atteintes aux Droits de l’Homme ont été perpétrées par les groupes armés sur la population civile, le bureau exécutif de l’OCDH est monté au créneau.

Maître Mathias Barthélemy Morouba, président du bureau exécutif de l’OCDH, s’est dit indigné « de la passivité des troupes de la Minusca dont le mandat est de sécuriser et de protéger les populations civiles, mais ne l’a pas exécuté dans le fait en raison de leur inaction et connivence avec les groupes armés ».

« L’OCDH, s’indigne de la passivité des troupes de la Minusca pour prévenir des violences et pour l’obligation qu’elles ont de protéger les populations civiles, demande instamment, l’ouverture d’une enquête internationale neutre afin de déterminer la responsabilité des unes et des autres » a déclaré Me. Morouba.

L’observatoire qui a condamné les violences qu’il a qualifié d’ « actes criminels attentatoires aux Droits de l’Homme », se propose de se constituer en partie civile afin de défendre les victimes et les ayants droits devant les instances judiciaires compétentes en appelant les responsables judiciaires de poursuivre les auteurs de ces crimes.

« L’OCDH appelle le Gouvernement à prendre sa responsabilité dans la sécurisation des populations en recherchant et poursuivant les auteurs ou co-auteurs de ces actes ignobles devant la justice ».

Me Morouba a aussi saisi cette opportunité pour appeler la population centrafricaine « à être vigilante quant à l’enlisement de la violence auxquelles les ennemis de la paix veulent l’amener ».

La déclaration de l’Observatoire Centrafricain des Droits de l’Homme intervient au même moment où une partie de la société civile a lancé une pétition pour le retrait des troupes de la Minusca.

 



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