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Centrafrique : líONU condamne les violences ayant causé 30 morts à Kaga-Bandoro

Les violences survenues après une attaque d'un groupe armé mercredi à Kaga-Bandoro, dans le Centre de la République centrafricaine (RCA), ont causé environ 30 morts et 57 blessés

 

Les violences survenues après une attaque d'un groupe armé mercredi à Kaga-Bandoro, dans le Centre de la République centrafricaine (RCA), ont causé environ 30 morts et 57 blessés, révèle un nouveau bilan contenu dans un communiqué des Nations Unies condamnant ces tristes événements jeudi.

Ces violences ont éclaté après la mort dans la nuit de mardi à mercredi d'un combattant présumé de l'ex-rébellion de la Séléka qui avait renversé le régime de François Bozize le 24 mars 2013, plongeant la RCA dans le chaos.

"Il s'en est suivi une réaction disproportionnée d'éléments ex-Séléka. Ces derniers s'en sont pris aux populations civiles, y compris les déplacés internes retranchés à l'évêché", rapporte la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (RCA) dans son communiqué.

"Les violences ont également visé les autorités préfectorales, et donné lieu à des pillages contre des ONG et des agents des Nations Unies", poursuit l'organisation.

"Les Casques bleus ont immédiatement réagi pour repousser les assaillants, entraînant la mort de 12 d'entre eux, et ainsi protéger et rassurer la population civile, les autorités préfectorales et les humanitaires qui ont tous trouvé refuge dans les enceintes des Nations Unies", ajoute-t-elle encore.
Au total 30 personnes ont été tuées et 57 autres blessées dans ces violences. Un bilan précédent jeudi matin avait fait état de 23 morts.

Le représentant spécial du secrétaire général de l'Onu et chef de la MINUSCA, Parfait Onanga-Anyanga, a dénoncé et condamné ces événements. "Il n'y a, aujourd'hui, aucune raison ni légitimité pour que quelque groupe armé que ce soit de faire usage des armes, quelle que soit la revendication", a-t-il dit.

Les autorités centrafricaines ont elles aussi dénoncé ce recours à la violence, alors que le pays tente de panser les plaies de la grave crise sécuritaire et humanitaire provoquée par la prise du pouvoir des ex-rebelles de la Séléka de 2013.

 



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