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La pacification du pays: Une épine dans le pied du gouvernement

Aujourd’hui, ni le DPI, ni le DDR ne peut garantir la libre circulation des personnes et des biens sur toute l’étendue du territoire national

 

L’épée de Damoclès demeure toujours suspendue sur la tête du Président Bozizé et son gouvernement. Depuis l’arrivée du général François Bozizé au pouvoir le 15 mars 2003, tout le monde a cru qu’il serait l’homme de la situation capable ramener la paix dans le pays mais également de restaurer l’autorité de l’Etat dans toutes les zones en proie à l’insécurité. Aujourd’hui, ni le DPI, ni le DDR ne peut garantir la libre circulation des personnes et des biens sur toute l’étendue du territoire national. Après huit ans de présence au sommet de l’Etat, Bozizé reconduit pour un second mandat de cinq ans devra maintenant batailler fort pour redonner confiance à ses compatriotes de Bangui mais surtout ceux de l’arrière pays toujours inquiets de l’insécurité. A Bangui, ce sont les nouvelles recrues et certains militaires de carrière qui sèment la terreur en se distinguant de la population civile qui entend vivre en paix.

 


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Par contre, dans l’arrière pays, la restriction dangereuse de la libre circulation des personnes et des biens est liée à la présence persistante des rebelles encore non désarmés y compris des éléments de la LRA qui hypothèquent le retour définitif de la paix en Centrafrique. Pour parer au plus pressé, le président F. Bozizé a nommé un ministre en charge du DDR, restructuré le Comité de pilotage et enfin mobiliser des ressources conséquentes pour mener le travail à bon port. Seulement, dans le but de se maintenir au pouvoir, il a remis ce volet aux calendes grecques pour ne s’occuper que des campagnes électorales et sa victoire dès le premier tour à la présidentielle. La préoccupation reste et demeure l’affaire du Conseil de sécurité des Nations Unies et de l’Union africaine qui souhaiteraient que le gouvernement inscrive dans son programme la question du retour définitif de la paix sur l’ensemble du territoire national. Dès lors que F. Bozizé réélu dès le premier et la cérémonie de prestation de serment organisée dans la précipitation, puis les résultats du second tour des élections législatives connus, il ne reste plus qu’à constituer le gouvernement. Plusieurs chantiers s’imposent au prochain gouvernement mais il faudrait impérativement s’atteler au sécuritaire, si non il va être extrêmement difficile pour le président de gouverner en toute quiétude.

Sur le plan interne, l’opposition démocratique ne fléchit pas. Elle entend pointer un doigt accusateur sur toutes les failles du gouvernement ainsi que les faux pas de François Bozizé en politique. Etant entendu qu’à l’Assemblée nationale, il n’existe pas une opposition digne de ce nom capable de faire le contre poids devant la majorité pléthorique de KNK. En attendant de prendre ses responsabilités vis-à-vis du peuple et devant la nation et dans le cadre du serment prononcé au Complexe Sportif 20 mille places, F. Bozizé tergiverse parce que ne sachant pas par où commencer pour mettre fin à la souffrance de ses compatriotes civils et également préserver la vie des éléments des forces armées centrafricaines en détachement dans l’arrière pays. Seul le lendemain dira comment résoudre ce problème crucial.

 



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