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Une attaque du site pétrolier de Boromata repoussée par les éléments de l’UFDR

L’intensité du combat a été telle que des pertes en vie humaines ont été déplorées

 

Il y a quelque temps, la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP) épaulée par les éléments de Mahamat Nouri se préparait à lancer une offensive contre le site pétrolier de Boromata lorsqu’elle a été contrattaquée par l’Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR) De Zakaria Damane.

La non-signature d’un accord de paix avec la Convention des patriotes pour la justice et la paix de Charles Massi est une menace permanente pour la Sabiloté et le développement de la République centrafricaine. Depuis un certain temps, après avoir été délogée de Ndélé par les Forces armées centrafricaines (FACA), la CPJP a résolument pris la forme d’une guerilla sauvage s’attaquant aux populations civiles, pillant, incendiant des villages, volant des véhicules dans l’ultime but de survivre. L’attaque de la ville de Birao le 25 novembre 2010 avec le soutien des éléments de Mahamat Nouri et la contre offensive des FACA appuyées par l’armée tchadienne a porté un coup grave aux ambitions lugubres de cette rébellion. Depuis lors, pour attirer l’attention sur elle, la CPJP a opté pour la déstabilisation et la guerre d’usure. Selon des sources dignes de foi, elle aurait fait appel, une fois de plus, aux éléments de Mahamat Nouri pour diriger une offensive d’envergue contre le site du pétrole centrafricain de Boromata.

 


© journaldebangui.com
Informée, l’UFDR, signataire de l’accord de Birao du 13 avril 2007 et de l’accord global de Libreville du 21 juin 2008 est partie à l’assaut des malfrats et leurs complices à la hauteur du village Sikékédé. L’intensité du combat a été telle que des pertes en vie humaines ont été déplorées surtout que les assaillants ont choisi de se faire des boucliers humains avec les populations civiles de Sikékédé. L’action citoyenne de l’UFDR tient à ce qu’elle est signataire des accords de paix et partie-prenante au processus de la réconciliation nationale dans l’esprit du DPI auquel il a participé. Cela tient aussi à l’appel du président de la République le 2 avril 2011 à Boromata en direction de l’UFDR pour la sécurisation des installations pétrolifères en perspective. «UFDR, soyez vigilent pour la protection de ce site» a-t-il dit. L’UFDR n’en est pas à a première action patriotique. On l’a vu en synergie avec les FACA à Ouadda-Djallé contre la LRA et dans toute la région lors des opérations de sécurisation.

Donc, les allégations selon lesquelles l’attaque de Sikékédé serait un règlement de compte ethnique des Goula vis-à-vis des Rounga avec l’intelligence du chef religieux Cheik Tidiane seraient infondées. D’ailleurs, ces clivages se conjuguent désormais au passé à la faveur du Pacte de réconciliation du 6 septembre 2010 signé par toutes les communauté de la région, à savoir Kara, Goula, Rounga, Youlou, Haoussa, Borno, Foulbé, Arabe. Un comité de suivi a même été mis en place à cet effet et présidé par l’ancien garde des sceaux Laurent Ngon Baba, ministre résident de la Vakaga. Il y a donc lieu de redouter l’attrait barbare de la CPJP qui met désormais en péril le devenir de toute une nation.

 



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