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On tue toujours impunément en Centrafrique, on y agresse des humanitaires sans défense

Les Nations unies ont fait état mardi dernier de nouveaux morts en Centrafrique ainsi que díagressions contre des organisations humanitaires dans ce pays

 

Les Nations unies ont fait état mardi dernier de nouveaux morts en Centrafrique ainsi que díagressions contre des organisations humanitaires dans ce pays qui peine à sortir du chaos post-guerre civile.

Des violences mi-septembre ont fait «10 à 20 morts dans le village de Kouango (centre-est)», a déclaré un porte-parole de la Mission des Nations unies en Centrafrique (Minusca), Vladimir Monteiro. La Minusca, qui compte 12.000 militaires et policiers, prépare une mission conjointe sur place avec le gouvernement de Bangui, a-t-il ajouté. A líorigine des violences: des rebelles ex-Séléka dont la prise du pouvoir en 2013 avait plongé le pays dans le chaos. Début 2016, líélection dans le calme du président Faustin-Archange Touadéra, sous les auspices de la Minusca et de líopération française Sangaris, avait marqué líespoir díun retour à la paix.

A Kouango, des rebelles ex-Séléka continuent díattaquer des villages, díexécuter sommairement des habitants, díincendier des maisons entraînant la fuite de civils, selon des témoignages recueillis par un journaliste de líAFP à Bangui. Interrogé par líAFP sur la situation à Kouango, le ministre centrafricain de la Sécurité, Jean-Serge Bokassa, a évoqué «des exécutions sommaires perpétrées à líendroit de populations». « Cela a cessé du côté de Kouango mais il y a díautres préoccupations du côté de Koui », a ajouté le ministre.

Dans cette région de líouest frontalière du Cameroun, une faction de líex-rébellion Séléka a attaqué et occupé plusieurs villages. Au moins six personnes ont été tuées et des centaines de maisons incendiées, selon un correspondant de líAFP. Le 19 septembre dernier, la Minusca avait fait état de six morts dans des attaques lancées par des hommes armés issus de líex-coalition rebelle séléka près de Kaga Bandoro, dans la préfecture de Nana-Grébizi (centre). Le Bureau de la coordination des Affaires humanitaires (Ocha) des Nations unies a par ailleurs condamné «les agressions dont ont été la cible les travailleurs humanitaires» dans cette même région de Kaga Bandoro.

« Au cours du mois de septembre, 15 agressions ont été enregistrées avec des cas où des individus armés se sont introduits dans les locaux administratifs ou les logements díONG internationales», écrit Ocha dans un communiqué reçu par líAFP. Ocha «déplore également la dégradation dans la protection des civils» en Centrafrique, rappelant que «2.3 millions de personnes ont encore besoin díaide humanitaire, alors que seules 30% des actions ont été financées. Cela représente 161 millions de dollars sur les 532 requis pour répondre à líurgence humanitaire».

 



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