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Vente de cacao et humeur des détenus au menu de la presse centrafricaine

Plusieurs sujets occupent une place de choix à la Une des journaux centrafricains parus, mercredi, sur líensemble du territoire national

 

Le lancement officiel de la commercialisation du cacao en Centrafrique et la manifestation des prisonniers de la maison centrale de Ngaragba sont les principaux sujets abordés ce mardi par la presse centrafricaine.

« Le Cacao, une filière suspendue, depuis 1965 en RCA », titre le journal Actu-Centrafrique avant de souligner que le cacao revient en force comme une culture de rente après plusieurs années de disparition en Centrafrique à cause de négligence de líEtat.

« Le ministre de líagriculture et de la Promotion du monde rural, Honoré Féizouré, en procédant au lancement officiel de la commercialisation et de la vente de cacao en à Dédé Mokouba à líouest de Centrafrique a décidé que le cacao centrafricain sera acheté sur place en Centrafrique », écrit le journal, ajoutant quíil níest plus question pour les paysans díaller le brader aux négociants camerounais.

Concernant la 2ème préoccupation des journaux, Le RJDH, sous le titre « Les prisonniers de Ngaragba manifestent contre leurs mauvais traitements », note que « 600 prisonniers de Ngaragba à Bangui ont manifesté ce 23 septembre pour dire non à la manière dont ils sont traités ».

Pour ce journal, ces prisonniers qui dénoncent les sévices corporels qu'ils subissent, disent manifester aussi contre la qualité et la quantité de la nourriture qui leur est servie.

Et le journal de souligner que le Directeurs Général des services pénitentiaires, El Hadj Dieudonné Abacar Nyakanda, trouve ces revendications des prisonniers fondées car il dit avoir constaté de lui-même ces bavures.

« Certains détenus avaient des blessures suite à des coups reçus des forces sensées les protéger selon les textes juridiques. Cíest vrai que le volume des rations alimentaires des prisonniers est réduit ces derniers temps », a indiqué le Directeur général cité par le journal.

Une enquête est ouverte sur les tortures subies par les prisonniers, a-t-il ajouté, expliquant la réduction de la nourriture par líinsuffisance du budget alloué.

«Le budget a été voté pour environ 400 prisonniers.
Aujourdíhui, la maison carcérale de Ngaragba compte environ 600 détenus. Ceci pose un réel problème dans la prise en charge des détenus », a indiqué le Directeur général.

 



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