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Centrafrique : gouvernement et MINUSCA, le duel fatal

Une nouvelle épisode de la crise centrafricaine digne díune réalisation hollywoodienne vient de mettre dos à dos le gouvernement et la Minusca

 

Une nouvelle épisode de la crise centrafricaine digne díune réalisation hollywoodienne vient de mettre dos à dos le gouvernement et la Minusca. Ces deux entités ont la particularité díharmoniser et de mutualiser leurs efforts pour la consolidation de la paix, le respect des droits de líhomme, la suprématie de líautorité de líEtat et la bonne gouvernance.

Le ciel est actuellement très orageux entre le gouvernement et la Minusca avec des coups de tonnerre précédant la pluie qui ne cesse de retentir. En fait, il síagit de la fuite non élucidée des chefs de guerre de kilomètre 5. Cette fuite est entourée de misères, confusions et incomprehensions et des questionnements et accusations fusent car le chef du gouvernement, lors díune sortie médiatique a accusé publiquement la Minusca díêtre responsable de cette fuite et díêtre de connivence avec la Séléka.

La Minusca joue t-elle un rôle hybride dans cet imbroglio en dépit de sa neutralité et impartialité ? Pourquoi toutes ces manoeuvres et manipulations ? Síagit-il díune complicité ou díune fuite organisée ? La Minusca a t-elle un intérêt à ce que le désordre perdure en Centrafrique ? Jusquíoù la Minusca est-elle capable pour minimiser et ridiculiser líEtat centrafricain ? La Minusca soutient-elle líadministration parallèle de la nébuleuse Séléka ? La Minusca entretient-elle líidée de la partition du pays ? Le rêve pétrolier centrafricain justifie t-il ce désordre ? Líinvasion chinoise sur les grands marchés publics peut en être la cause ? Quelle est le degré díimplication du voisin tchadien dans cette mascarade ? Plusieurs questionnements tuent le raisonnement et la compréhension. Il síavère nécessaire et important de rappeler que la Minusca a été créé par la résolution 2149 du conseil de sécurité de líONU en date du 10 avril 2014.

Le conseil de sécurité de líONU, dans le cadre du chapitre 7 de la charte des nations unies a autorisé la Minusca à utiliser tous les moyens nécessaires à sa disposition pour accomplir son mandat et cela en étroite collaboration avec les autorités locales. Ainsi le mandat de la Minusca défini par le conseil de sécurité de líONU supplante t-il líautorité de líEtat ? À notre humble avis, líEtat centrafricain conserve la plénitude de son autorité.

En conséquence, il doit demander de façon ferme à la Minusca de lui donner des explications probantes sur la supposée fuite. Si les accusations sont avérées, le gouvernement doit se plaindre au niveau du conseil de sécurité de líONU pour díéventuelles sanctions en violation de la résolution définissant son mandat. En outre, le peuple est impatient de voir la réaction du locataire du palais de la renaissance qui semble tituber sur le dossier.

Parallèlement à cette incompréhension, la gestion gouvernementale de la question sécuritaire est émaillée de beaucoup de déchets. Dans le pays de tous les paradoxes où le ridicule ne tue pas, le ministre de líintérieur est le seul personnage à se battre sur les questions sécuritaires. Mais où est celui de La Défense ? On peut être démagogue et incompétent certes, mais lorsque líautorité de líEtat est défiée et mise à líépreuve par la Minusca, ne peut-on pas effectuer une sortie médiatique pour prouver son existence ? Nous déplorons au passage le mutisme coupable de líopposition et d la classe politique centrafricaine qui se trompent en pensant que la question sécuritaire ne concerne que le pouvoir établi. Par cet acte indigne qui níhonore pas les nations unies, le peuple centrafricain est atteint dans son orgueil.

En conséquence, nous invitons le peuple à garder espoir et à soutenir solidairement les actions du President de la République dans son bras de fer digne díun Clasico espagnol qui líoppose à la Minusca. Il faut rappeler que les missions de líONU en Afrique ne sont pas à leur premier fiasco a líinstar de la Minusco au Congo et de la Minuci en côte díivoire. Fort de ce qui précède, nous invitons le President de líassemblée nationale de mettre en place une commission díenquête parlementaire pour définir la responsabilité de la Minusca dans cette affaire et de faire la lumière sur la substance díun supposé accord passé par le President de la République et les fugitifs lors de leur réception au palais de la renaissance car la présidence de la République semble jouer une partition importante dans ce désordre organisé.

Cette situation expliquerait líarrivée inopinée et sans crainte de Francis Bozizé et la fuite ou alors le déménagement des seigneurs de guerre de kilomètres 5. Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que cíest moi.

 



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