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Centrafrique: De la sécurité sur le site pétrolier Boromata

La localité a reçu la visite du président François Bozizé

 

Le site d'exploration pétrolière centrafricain de Boromata (nord-est) présente "le minimum" sécuritaire pour que les travaux se poursuivent, a estimé mardi à la radio le président François Bozizé lors de sa visite du site, située dans un zone en proie à des attaques rebelles. Il y avait des problèmes sécuritaires. Mais avec la montée en puissance des forces de défense et de sécurité centrafricaines, le minimum est en place pour permettre aux travaux d'avancer, a déclaré à la radio nationale le président Bozizé, qui a effectué une tournée de deux jours (samedi et dimanche) dans la zone de Birao (ville la plus importante du nord du pays), proche du site de Boromata. Selon l'expert chinois qui nous a accueilli sur place, le site est désormais fonctionnel à 70%. Les travaux vont peut-être prendre fin ce mois d'avril à cause de la saison des pluies. Mais ils vont reprendre aussitôt après. Présentement, c'est la phase de recherche et après ça va passer à la phase d'exploitation, a dit M. Bozizé.

 


© Xinhua
Coopération Chine -RCA
Les travaux de recherche du pétrole centrafricain ont été lancés le 18 janvier pendant la campagne électorale, par le président François Bozizé en présence des responsables de la China national petroleum corporation (CNPC) et des officiels chinois. Bangui et Pékin ont conclu un accord aux termes duquel, la CNPC est autorisée à effectuer la phase de recherche du pétrole centrafricain sur le site dont le permis détenu par l'américain Grynberg RSM Production Corporation octroyé par le régime de l'ancien président Ange-Félix Patassé a expiré. Ce dossier a fait l'objet d'une bataille judiciaire entre le pétrolier américain RSM Production Corporation et le gouvernement centrafricain. Les autorités de Bangui avaient notamment intenté une action en justice en Centrafrique contre Jack Grynberg, patron de la société, qui a été condamné en son absence à cinq ans de prison ferme pour "menaces et diffamation" ainsi qu'à 152 millions d'euros de dommages et intérêts.

 



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