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Centrafrique: Des journalistes à líécole des droits de líhomme

Les activités du projet «formation pratique au journalisme sensible aux droits de líhomme» ont démarré à Bangui, la capitale

 

Cíétait au cours de la première session de formation de pratique de six jours sur le journalisme sensible aux droits de líhomme. Líatelier regroupait des journalistes et des étudiants du département des sciences de líinformation et de la communication de líUniversité de Bangui et était présidé par le vice recteur de líUniversité de Bangui Joachim Rouauld en présence des experts venus de France. Cette session de formation, organisée par líInstitut Panos Paris en partenariat avec líUniversité de Bangui et qui donne le coup díenvoi du projet formation pratique au journalisme sensible aux droits de líhomme vient après le projet díappui aux médias de Centrafrique. Selon des organisateurs, elle est en substance la contribution de líInstitut Panos Paris au département des sciences de líinformation et de la communication de líUniversité de Bangui pour palier à la carence des compétences nationales. Pour la petite histoire, le département des sciences de líinformation et de la communication financé par líUnesco, offre une formation de trois ans débouchant sur une licence professionnelle en journalisme.

 


© mediathequepanosparis.org
Des journalistes à l'Institut Panos Paris
Il compte environ 40 étudiants en première année, 30 en deuxième année et 32 en troisième année. Il faut de préciser en passant que, cíest à la fin de cette année académique 2010-2011 que la première promotion de journalistes formés dans ce département sera mise sur le marché de líemploi. Selon Pascal Chirhalwirwa, responsable de líInstitut Panos Pairs de Bangui, les droits de líhomme concernent tout le monde au regard du contexte du pays et au regard du contexte de la sous région. «Líuniversité qui forme des cadres pouvant réfléchir et trouver des solutions pour des problèmes de la société ne peut pas se passer de cette thématique» a-t-il dit, rappelant que, le département de la communication nouvellement créé au sein de líUniversité de Bangui a pour vocation de relever le défi des droits de líhomme dans la presse centrafricaine. «Le principal destinataire de ce nouveau projet quíest la jeunesse donne aussi de nouvel espoir à líInstitut Panos Paris pour pouvoir renforcer son action aux cotés des médias en Centrafrique et dans la sous région», a conclu le responsable de líInstitut Panos Paris.

 

Selon le vice recteur Rouauld, une observation attentive des médias centrafricains permet de déceler des lacunes voire des dérives susceptibles de compromettre dangereusement la paix et líunité nationale. Díoù, cet atelier sur le traitement journalistique de la thématique liée aux droits de líhomme. A líen croire, cíest cette situation qui a suscité pendant les assises des premiers états généraux des médias centrafricains tenues à Bangui en 2007 des recommandations allant dans le sens de la création díune école de journalisme. Pour M Rouauld, cette formation initiée par líInstitut Panos Paris financée conjointement par líUnion Européenne et líONG Cordaid vise trois objectifs: «Apporter un appui au département des sciences de la communication et de líinformation par la mise en úuvre des activités des pratiques professionnelles axées sur la thématique droits de líhomme, assurer un encadrement méthodique des étudiants en journalisme à travers deux rédactions en presse écrite et en radio et contribuer au renforcement et à líamélioration des contenus médiatiques sur les droits de líhomme en république Centrafricaine».


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