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Centrafrique: Peu d’engouement pour le second tour des législatives

Ils ne se sont pas déplacés en masse pour prendre part au second tour des élections législatives devant pourvoir les 70 sièges non pourvus au premier tour des scrutins du 23 mars 2011

 

Après avoir voté, au Complexe Scolaire Ngou Ciment dans le 5ème Arrondissement de Bangui, Monsieur Francis Martinez Fogossiolo, étudiant en deuxième année d’anthropologie, que nous avions interrogé sur l’ambiance du second tour des élections législatives a déclaré comme tout citoyen centrafricain, je suis venu m’acquitter de mon devoir civique. Mais vous voyez que l’engouement populaire constaté lors du premier tour n’est pas cette fois-ci au rendez-vous. Les bureaux de vote sont vides. On espère qu’ils viendront voter après. Monsieur Biango Blaise, président du bureau de vote n°6 toujours audit Complexe donne lui aussi ses impressions sur l’ambiance à l’ouverture des bureaux de vote ce dimanche 27 mars 2011: vous savez, c’est un dimanche et beaucoup de Centrafricains sont encore à l’église. A la question de savoir pourquoi, le 23 janvier 2011 lors du premier tour des scrutins présidentiel et législatifs, l’engouement populaire était aussi fort que ce dimanche 27 mars 2011, M. Biango Blaise nous répond que c’est vrai que l’engouement du premier tour n’est pas le même qu’aujourd’hui mais vous savez, la population centrafricaine s’est beaucoup intéressée à la Présidentielle. C’est pourquoi vous voyez qu’aujourd’hui, les bureaux de vote sont vides.

 


© journaldebangui.com
Des jeunes dans la cour de l'Ecole Ngou Ciment
A propos des indemnités insignifiantes des membres des bureaux de vote qui avaient, lors du premier tour fait grincer les dents, le président du bureau de vote n° 6 au Complexe scolaire affirme «qu’il n’y a pas des soucis à se faire cette fois-ci]. La Commission électorale indépendante, pour faire face aux multiples manquements qui avaient caractérisé le premier tour des scrutins a affiché depuis 72 heures, les listes des électeurs. Mais à Sara Blagué, au Complexe scolaire Ngou Ciment, quelques citoyens munis de leurs cartes d’électeurs et ayant les noms affichés sur les listes à l’entrée de leurs bureaux de vote nous ont signalé qu’ils n’ont pas trouvé leurs noms sur les listings à l’intérieur des bureaux de vote. Malgré les assurances de la Commission électorale indépendante, le vote n’a débuté dans certains bureaux qu’une heure après l’ouverture officielle. Ce dimanche 27 mars 2011, c’était le cas dans les bureaux de vote de Malimaka, Vie et Espoir, Sara Blagué, Ambassana, Brazza et Bazanga, Lycée de Miskine dans le 5èmeArrondissement. Pourtant, elle avait annoncé qu’elle déploierait tous les moyens pour que les erreurs constatées lors du scrutin présidentiel et législatif du premier tour ne soient pas réédités.

 


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Ecole Ngou Ciment
Au titre des incidents constatés ce jour du vote, outre les tentatives de fraudes, il faut relever l’agression de Monsieur Alain Poumanguet, journaliste à la Télévision Centrafricaine. Ce confrère qui s’est rendu au Lycée de Miskine pour un reportage sur le déroulement de vote a été violemment pris à partie par le Directeur de campagne du candidat KNK dans la première circonscription électorale du 5ème arrondissement de Bangui, Serge Hyppolite Mayer. Selon des informations recueillies auprès des confrères de la Télévision centrafricaine, le Directeur de campagne du candidat du parti Kwa Na Kwa (KNK), Serge Hyppolite Mayer a déclaré qu’il n’a pas besoin de la presse ici, il n’aime pas les journalistes. Le scrutin législatif du second tour se tient dans un contexte de crise puisque l’opposition démocratique réunie au sein du Front Unie pour l’Annulation des Elections (FARE), avait demandé le vendredi, 25 mars 2011 à ses militants de s’abstenir d’aller voter ce dimanche 27 mars 2011.


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