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L'ONU se montre inquiète des exactions de la LRA

Les rebelles de l’Armée de résistance du seigneur, LRA, ont multiplié au cours des trois derniers mois des exactions en République Centrafricaine, a déploré l’Organisation des Nations unies

 

Le représentant spécial de l’ONU en RCA, Abdoulaye Bathily, qui a fait état des exactions du groupe rebelle lors de son intervention au Conseil de sécurité, s’est en outre inquiété du retrait annoncé des 2.500 militaires ougandais déployés en Centrafrique dans le cadre de la lutte contre le mouvement.

L’Ouganda, qui se trouve à la tête de la mission mandatée par l’Union africaine pour lutter contre la LRA, a annoncé la semaine dernière son intention de rapatrier son contingent à la fin de l’année. "Dans l’ensemble, la LRA semble désormais se départir de la relative retenue dont elle a fait preuve pendant un certain temps, avec l’attaque de zones plus peuplées et moins isolées, et l’enlèvement d’un nombre croissant d’enfants", a souligné Abdoulaye Bathily.

Le dernier rapport de l’ONU, qui porte sur le premier trimestre 2016, fait état de 42 incidents, de six civils tués et de 252 enlèvements en Centrafrique. Des chiffres quasi-identiques à ceux de 2015, qui faisaient état de 52 incidents provoqués, cinq civils tués et 113 autres enlevés.

 


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"Le retrait des troupes ougandaises pourrait créer un vide susceptible de profiter non seulement à la LRA, mais aux autres groupes armés de la région", a averti Abdoulaye Bathily.

"Ce que nous voulons à ce stade, c’est créer des conditions dans lesquelles l’armée de résistance du seigneur est incapable de recruter, incapable de se remettre en état comme auparavant. Et l’opportunité offerte par le retrait planifié de l’armée ougandaise de la région d’Obo, où elle se trouve, donnera l’occasion à la LRA de commettre plus d’exaction. La communauté internationale ne devrait pas permettre cela", a conclut le diplomate sénégalais.

Originaire du nord de l’Ouganda, le mouvement a été chassé du pays par une offensive militaire il y a une décennie. Aujourd’hui, ses combattants parcourent les frontières de la République Centrafricaine, de la République démocratique du Congo et du Soudan du Sud.

Joseph Kony, chef du groupe armé et ses lieutenants, sont recherchés par la Cour pénale internationale (CPI) qui les accuse, entre autres, de mutilations et d’enlèvements d’enfants.


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