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Plus de cent millions de pertes suite au pillage díun camion

Des marchandises à bord díun camion en provenance de Douala pour Bangui ont été totalement pillées suite à un accident près de la ville de Baoro. Les pertes s'évaluent en millions de francs Cfa

 

Líincident remonte dans la nuit du 22 mai 2016. Un camion quittait Douala pour Bangui, et se trouvait dans le convoi des casques bleus. Et cíest au village Nbawi situé à 35Km de Baoro quíun accident síest produit. Le camion a été renversé et toutes les marchandises pillées par les villageois.

Abdoul Salam Almouzamil, porte-parole de líAssociation des Commerçants du km5, également présent au Barc, pointe carrément du doigt les éléments de la Minusca qui escortaient le cortège. "Le contingent Bangladesh, au lieu de rester au côté du véhicule pour la sécurisation, síest contenté juste de faire le constat et díabandonner le véhicule à la merci de ces malfrats", déplore-t-il. Aussitôt, les villageois ont vidé le camion.

Ce constat est partagé par le directeur général des douanes et droits indirects, qui indexe aussi les éléments de la Minusca (la mission des Nations Unies en Centrafrique). "Effectivement líescorte est conduit par ces forces onusiennes mais malheureusement, lorsquíont surgi les villageois, les Bangladais ont pris fuite", indique-t-il.

 


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Il accompagnait le ministre des finance lundi au BARC (Bureau díaffrètement routier centrafricain) pour voir les présumés auteurs du pillage, appréhendés par la brigade économique. Cíest une unité spéciale de la douane, crée il yía six mois pour "Surveiller le corridor Bangui-Douala, et assurer la sécurité des opérateurs économiques." selon le directeur générale. Grace à líintervention de la brigade 4 jours après líincident, une partie de marchandises a pu être récupérée.

Une vingtaine díarmes artisanales ont été aussi saisies dans le village, non sans peine. Madjido Ousman, président du comité de convoyage qui accompagnait la brigade sur les lieux, parle díune véritable guerre entre elle et les villageois. "Bien quíon a couvert le village à 4 heures du matin, les villageois ont sortis des armes fabriqués. Les échanges de tirs ont duré une trentaine de minute", a-t-il déclaré.

Le ministre des finances, Henry Marie Dondra et díautres ministres qui se sont rendus au BARC, ont indiqué que le gouvernement mettra tout en úuvre pour sécuriser díavantage ce corridor. Ce nouveau cas de pillage prouve que le corridor Bangui-Douala reste toujours menacé même si les attaques ont sensiblement baissé depuis plusieurs mois.


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