Archive

Bangui à l’ère de l’éclairage solaire

Une partie de Bangui est désormais éclairée par l’énergie solaire. Cette « petite révolution » est le fruit d’un partenariat entre la société chinoise ZTE et le ministère centrafricain des mines

 

Le dispositif est simple : une ampoule fixée à un poteau qui est surmonté d’un panneau solaire qui fonctionne à l’aide de batteries enfouies dans le sol.

Déjà, des deux cotés de l’avenue des martyrs ainsi qu’au bord de quelques rues de la capitale sont installés ces poteaux et ces rues sont effectivement éclairées depuis une semaine. L’installation d’autres poteaux se poursuit.

Rigobert GBAZI, Inspecteur d’Energie au ministère des mines, et coordonnateur du "projet pilote de l’énergie solaire en Centrafrique", affirme que le projet remonte à des années antérieures. "C’est depuis 2012, précisément le 13 avril que le contrat a été signé sous le régime de Bozizé. Malheureusement suite aux multiples évènements malheureux que le pays a connus, c’est au courant de l’année 2015 que les travaux ont effectivement démarré".

Ces « évènements malheureux » ont aussi modifié la carte du projet. L’éclairage était initialement destiné à la commune de Bégoua, au nord de Bangui. Dans cette localité, poursuit l’inspecteur, "il y avait des endroits spécifiques qui ont été identifiés, à l’exemple de l’école primaire de Bégoua, le centre de santé de Bégoua, et aussi la route qui commence de Bégoua jusqu’aux cent (100) logements situé au PK16 à la sortie Sud de Bangui."

 


© Droits réservés
L’autre partie dans le contrat, la société chinoise ZTE, indique pour sa part que cette aide vise à remédier au problème énergétique auquel la RCA est confronté depuis des années. "La chine est l’ami de tous les pays de l’Afrique, dont la RCA. Nous sommes là pour contribuer à améliorer l’éclairage de la ville de Bangui", a déclaré Damon LIN manager de la société ZTE. Il explique par ailleurs que "c’est un projet d’essai et si cela fonctionne bien, nous allons élargir dans les villes des arrières pays", a-t-il ajouté.

L’énergie Centrafricaine (ENERCA), qui n’arrive pas à solutionner les éternels problèmes délestage trouve enfin une bonne piste avec ce partenariat chinois si le projet est effectivement élargi à d’autres avenues de la capitale. Mais dans l’immédiat, l’ENERCA compte économiser un peu d’énergie pour redistribuer ailleurs car ces nouvelles installations vont remplacer les anciennes.

A propos de la maintenance du poteau voltaïque, il revient à l’ENERCA selon le coordonnateur du projet "d’entretenir ces poteau une fois que les installations arriveront à leurs termes".

Ce projet entièrement financé par la société ZTE à hauteur de 8million de RNB (la monnaie chinoise) soit environ 640 million de franc CFA, est une première en Afrique Centrale.


Commentaire


Retour en haut