Archive

Hollande fait une brève visite en Centrafrique

Le président français François Hollande est arrivé vendredi après-midi à Bangui pour une brève visite en Centrafrique

 

C'est la première fois depuis l'accession au pouvoir de Faustin Archange Touadéra fin mars et la troisième depuis 2013 que M. Hollande s'est rendu en Centrafrique. Il a visité le quartier PK5, ex-épicentre des violences intercommunautaires dans la capitale centrafricaine, et rassuré du soutien de la France pour le retour à la paix dans ce pays.

En route pour Abuja (Nigeria) où il prendra part à un sommet sur la lutte contre Boko Haram aux côtés de ses pairs de la Commission du Bassin du lac Tchad (CBLT) samedi et dimanche, le chef de l'Etat français a salué l'engagement du nouveau président centrafricain et son gouvernement pour la normalisation nécessaire pour relancer l'économie nationale, après plus de deux ans de crise grave.

Ce défi implique le désarmement des groupes armés dont les ex-rebelles de la Séléka et les milices anti-Balakas, les deux principaux protagonistes de cette crise due à la chute du régime de François Bozizé en mars 2013, un dossier crucial pour lequel le pouvoir de Bangui, qui hérite d'une situation délicate caractérisée par une sécheresse financière pour les caisses de l'Etat, sollicite l'aide de la France. "Le processus de désarment, démobilisation, réinsertion et rapatriement (DDRR) est enclenché sur tout le territoire national et les responsables des groupes armés que j'ai reçus m'ont tous donné leur accord de déposer les armes afin de revenir dans la vie civile et active pour le développement de la RCA", a notamment souligné Faustin Archange Touadéra lors de l'accueil de son homologue.

 


© Droits réservés
Ex-puissance coloniale, la France dispose des décennies à Bangui d'une base militaire, renforcée par le déploiement sous mandat onusien en décembre 2013 d'une opération dénommée Sangaris, dans le but d'aider à mettre fin aux violences, en appui de la Mission d'intervention sous conduite africaine (MISCA) alors opérationnalisée par l'Union africaine (UA).

François Hollande, présent à Bangui pour quelques heures entre le milieu de l'après-midi et le début de soirée, a réitéré la décision de retrait de cette force, (aujourd'hui visée par des accusations d'abus sexuels concernant certains de ses soldats) avant la fin de l'année en cours, sans rupture cependant de la présence militaire française dans ce pays pauvre et enclavé d'Afrique centrale.

Avec l'arrivée aux affaires de Faustin Archange Touadéra, le pouvoir français, qui voit d'un mauvais úil la montée en puissance de la Chine dans ce pays comme ailleurs dans son ex-pré carré africain, entend reprendre sa place de partenaire principal de la Centrafrique. C'est à l'évidence le sens donné à la visite effectuée par le nouveau président en avril à Paris, où il avait été reçu par son homologue pour un entretien en tête-à-tête à l'Elysée.

Suite au coup de force de 2013 de l'ex-coalition rebelle de la Séléka et la mise au ban de la Centrafrique de la communauté internationale, la coopération bilatérale entre les deux pays avait été réduite à un niveau faible. "La France, à travers l'Agence française de développement, est en train de financer un projet coutant 75 millions d'euros en Centrafrique pour soutenir l'éducation, la santé, l'agriculture ainsi que les travaux à haute intensité de main d'úuvre dans le but de créer de l'emploi sur tout le territoire centrafricain au lendemain cette grande crise", a souligné François Hollande.


Commentaire


Retour en haut