La RCA

 


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Carte du pays
République Centrafricaine (RCA) ou Centrafrique soit en sängö, seconde langue officelle avec le français, "Ködörösêse tî Bêafrîka ou Bêafrîka", dont la capitale est Bangui, doit son nom pour des raisons historiques et à sa position géographique, située au coeur de l'Afrique; le pays se présente comme un vaste territoire de 622 984 km2 bordé par cinq pays : le Soudan à l'Est, le Tchad au Nord, le Cameroun à l'Ouest, la République du Congo et la République démocratique du Congo (ex Zaïre) au Sud. Il y a 7 régions dont Bangui la capitale, Ombelle Mpoko , Sangha Mbaré, Ouham-Pendé, Kémo, Ouaka et Basse Kotto. En 1800 Ngoura, le leader des Kogobili, fonde la nation Zandé, 20 plus tard, selon certains auteurs, le peuple Baya pourchassé dans le nord -ouest par les Foulbé de l'Adamawa s'établit sur le sol centrafricain (Les travaux de fouilles archéologiques menés notamment par Pierre Vidal et Etienne Zangato dans les secteurs de Bouar tendent à prouver une plus longue présence des populations sur le sol centrafricain). En 1825 le peuple Mandjia s'établit au nord de l'Oubangui. 5 ans plus tard, c'est le début de l'émigration du peuple Banda partant de Fertit vers le sud et l'ouest. Dans la région nord-est du territoire de Centrafrique, le prince banguirmien, Omar, appellé Djoungoultoum, fonde la province du Dar-el-Kouti. 1850, la nation Zandé atteint son apogée avec la dynastie Angoura.. C'est également l'apogée de la nation Bandia avec la dynastie Abaya. 1884 est l'année où les premiers explorateurs, Vangele et Hanssens tous deux agents de l'E.I.C. (Etat indépendant du Congo), entrent pour la première fois dans l'Oubangui ainsi que le pasteur anglais Grenfell, au départ de Kinshasa, découvre le fleuve Oubangui. Ce dernier dépasse l'année suivante, les rapides de Bangui. Le 5 février de l'année est organisée la Convention franco-belge fixant la frontière des deux zones d'influence sur la Licona-Nkoundja, un mois plus tard, l'explorateur Vangèle dévoile à Chavannes et Dolisie l'ampleur du cours de l'Oubangui. 1887 est une année charnière: le 29 avril donne lieu à la Convention France-E.I.C. sur leur frontière au nord du Congo (reconnaissance des droits de la France sur le cours nord de l'Oubangui); le 29 juillet Dolisie, reconnaissant l'Oubangui, est attaqué par les Bondjo à la hauteur de Modzaka, en août Dolisie atteint les rapides de Bangui; Dunod explore la basse Mpoko; le 12 septembre Dolisie retient le site du poste de Modzaka; le 21 novembre la deuxième expédition Vangèle dépasse les rapides de Bangui et atteint Satema (Mobaye); le 2 décembre deuxième reconnaissance de Dolisie aux rapides de Bangui et le 31 décembre Vangèle atteint le confluent Ouellé-Mbomou et revient 2 mois plus tard à Kinshasa. La fin d'année voit éclore la Constitution de l'entité administrative, qui prendra le nom de Congo Français le 30 avril 1891. Auaparavant le 26 juin est fondé Bangui par Dolisie et Uzac, au confluent de la Mpoko. La fin du dix-neuvième siècle est marqué par de multiples conflits, peut-être dû au commencement d'une histoire de pénétration coloniale et d'une ville qui deviendra capitale du "Cendrillon de l'empire" connu sous le nom de l'Oubngui-Chari, la réponse occidentale est l'envoi par intervalles de missions.

Ce n'est qu'en 1899, qu'il y a un terrain d'entente: une convention franco-britanique attribue Bahr-el-Ghazal, occupée par les Français de l'Oubangui, au Soudan anglo-égyptien. Cette convention place Ouadaï dans la zone d'influence française et 1903 est établit le décret de création de la colonie de l'Oubangui-Chari. En 1906, l'établissement de la colonie en Oubangui-Chari avec sa capitale Fort de Possel. (Fort-de-Possel: capitale de l'Ubangui-Schari-Tschad), puis un décret fait de Bangui la capitale de l'Oubangui-Chari. 4 ans plus tard, Le Congo français et les dépendances deviennent Afrique Equatoriale Française (AEF); il s'agit des colonies du Gabon, du Moyen-Congo, de l'Oubangui-Chari et du Tchad. L'armée de El-Sénoussi prend Ouanda-Djallé. Ce qui entraîne l'exode de la population Youlou. Dans les années 20 René Maran reçoit le Prix Goncourt pour son livre Batouala et André Gide arrive à Bangui ce qui révela La Lobaye et les scandales de la Haute Sangha. Dénonciation par le chef Samba-Ngotto des massacres de Botembélé, s'ensuit une nouveau conflit contre l'occupant occidental jusqu'au début des années 30. Pourtant l'A.E.F. à la France libre, l'Oubangui-chari rallie au côté de la France Libre. En 1946, la France victorieuse organise l'administration de l'Afrique Equatoriale Française en quatre régions. (le 19 déc. 1945: opposition de la Chambre de commerce pour une partition en trois de l'AEF envisagée par le Gouverneur Général Bayardelle - Gabon-Moyen-Congo, Région islamique du Tchad, le pays de la haute rivière, avec Bangui comme leur "quartier général"). Dans la même année, en novembre, Barthélemy Boganda, ordonné premier prêtre catholique de l'Oubangui-Chari, fut élu député de l'Oubangui-Chari à l'Assemblée nationale française. L'Assemblée territoriale de l'oubangui-Chari et le Grand Conseil de l'AEF sont mis en place. Le 28 septembre 1949 Barthélemy Boganda fonde le Mouvement pour l'Evolution Sociale en Afrique Noire (MESAN) et fût élu à l'Assemblée nationale Française, il sera réélu 7 ans plus tard et deviendra maire de Bangui puis l'année suivante Président du Grand Conseil de l'AEF. Lors de la création de la cinquième république en 1958, on assiste le 28 septembre à l'Oubangui-Chari qui vote massivement (98,1%) en faveur de la continuité avec la Communauté Française. Boganda recommande une République indépendante composée des pays de l'Afrique Equatoriale Française (AEF) pour la création initiale des Etats-Unis d'Afrique Latine, ce sera fait le 1er décembre avec une République centrafricaine indépendante est proclamée; son territoire est limité à l'Oubangui-Chari. Boganda devient le président, selon son idée en tant que Président du Grand Conseil de l'AEF, la République Centrafricaine devrait alors se constituer des quatre territoires : le Gabon, le Moyen-Congo, le Tchad et l'Oubangui-Chari, auxquels devaient s'ajouter le Cameroun, en passant par le Rwanda jusqu'en Angola, les trois premiers se désolidarisant de la position de Boganda, proclamèrent leur République auparavant, le 02 novembre 1958. L'année d'après l'Assemblée Territoriale adopte une constitution démocratique présentée par Boganda. Le 29 mars Barthélemy Boganda est tué dans un crash d'avion. Les différents chefs d'Etat qui se sont succédés depuis la mort de Barthelémy Boganda sont: David Dacko (1960-1965, obtenu contre le chef intérimaire du gouvernement Abel Goumba le 14 août 1960 de l'Assemblée le vote d'une loi lui confiant les titres et les prérogatives de chef d'Etat), Jean-Bédel Bokassa (1965-1979 par un coup d'Etat lors de la Saint-Sylvestre, la nuit du 31 décembre 1965 au 1er janvier 1966. Il fut renversé à la suite de "l'Opération Barracuda" où David Dacko pût revenir), à nouveau David Dacko (1979-1981), André Kolingba (1981-1993), Ange-Félix Patassé (1993-2003, renversé par un coup d'état dirigé par le général François Bozizé) et François Bozizé depuis 2003.

Le Gouvernement de la République Centrafricaine, l'Assemblée Nationale a délibéré et adopté, le Président de la République, Chef de l'Etat, promulgue la Loi dont la teneur suit :
Art.1 : Est autorisée la ratification des Conventions d'établissement, de circulation et de séjour des personnes, signées le 26 Septembre 1994 entre le Gouvernement de la République Centrafricaine et le Gouvernement de la République Française.
Art.2 : La présente Loi sera enregistrée et publiée au Journal Officiel.
La République Centrafricaine vit actuellement sous le régime de la Constitution promulguée par décret du 14,janvier 1995.
Le Président de la République est élu au suffrage universel direct pour un mandat de six ans, renouvelable une fois.
Le régime est dit "semi-présidentiel".
La constitution est la loi fondamentale de la République Centrafricaine. Elle garantit les libertés des citoyens et fixe les principes de l'organisation des pouvoirs publics, en particulier les attributions du pouvoir législatif et du pouvoir judiciaire ainsi que les modalités de leurs relations. Elle fixe, par ailleurs, le découpage des collectivités territoriales en régions, préfectures, sous-préfectures et communes.
Les "pouvoirs partagés" sont exercés par un Premier ministre nommé par le président de la République.
Le rôle du pouvoir législatif est assumé par l'Assemblée nationale élue au suffrage universel pour cinq ans (85 députés).
Les instances constitutionnelles :
- la Cour constitutionnelle;
- la Haute Cour de justice, le Conseil supérieur de la magistrature, la Cour de cassation;
- le Conseil d'Etat, la Cour des comptes, le Tribunal des conflits, le Conseil économique et social...
La devise est "Unité, Dignité, Travail", le drapeau est composé de quatre bandes horizontales: bleu, blanc, vert, jaune, barrées perpendiculairement en leur milieu par une bande rouge. La bande bleue est frappée d'une étoile jaune à cinq branches, l'hymne s'intitule La Renaissance, la monnaie le franc CFA (cours : 500 FCFA = 1 Dollar US) et les fêtes officielles sont le 1er janvier (nouvel an), le 29 mars (décès de Barthelémy Boganda, Président-fondateur de la République - décès le 29 mars 1959), le 1er mai (travail), le 13 août Proclamation de l'Indépendance, le 1er décembre Proclamation de la République Centrafricaine et le 24 décembre (Noël).

Sa position, à cheval sur deux grandes zones climatiques, sahélienne au nord et équatoriale au sud, soumet le pays centrafricain au climat tropical avec une saison humide de mai à octobre et une saison sèche de novembre à avril. Au Sud le climat est de type équatorial, intertropical de Carnot à Berbérati à l'Ouest, subsahélien vers Birao au Nord avec une saison sèche pouvant aller de 8 à 9 mois, et intertropical mais frais et orageux sur les reliefs. en fait un pays aux ressources naturelles variées, propice à des cultures diversifiées, à la pêche et à l'élevage. Comme culture vivrière le pays regorge de manioc, de maïs, les arachides, paddy, le sésame, la courge, le mil, le sorgho, la canne à sucre, le palmier à l'huile et la banane. La Centrafrique a aussi une culture de rente et d'exportation avec le coton, le café, le tabac, l'oignon, la tomate, l'haricot vert, le piment, la gomme arabique et le kolatier. Traversée de nombreux cours d'eau, La République Centrafricaine est drainée par deux grands bassins séparés par une ligne de partage entre un écoulement vers le Nord (bassin du Tchad) avec des cours d'eau comme le Logone, l'Ouham, le Chari, et vers le Sud (bassin du Congo) où prennent naissance les affluents de l'Oubangui.abritant Ce qui permet une forêt dense humide étendue, couvrant 5 millions d'hectares soit 8% du territoire national. Elle se répartie de la façon suivante: 1,2 million d'hectare dans le sud-ouest (Basse-Kotto, Mbomou) et 3,8 hectares de forêts denses humides dans le sud-ouest (Ombelle-Mpoko, Sangha, Mambéré Kadéi, Lobaye) dont 3,2 millions d'hectares accessibles. Tout favorise donc par un sous-sol riche en minerais comme le diamant, l'or, l'uranium à Bakouma, le lignite à Nzako, le fer à Bogoin, le cuivre à Ngadé, le calcaire à Bokassa et le pétrole dans le nord-est. La production agro-pastorale est quant à elle constitué de bovins (2.5 millions de têtes), d'ovins (250 000), de caprins (1.5 millions), de porcins (300 000), de volailles (3 millions). D'ailleurs on distingue trois modes d'élevage: le système pastoral transhumant en saison sèche, le système transhumant en saison des pluies et l'élevage sédentaire. La République Centrafrique ne manque donc pas d'atouts et son potentiel devrait être suffisant pour couvrir les besoins de sa population. Cette dernière est estimée aujourd'hui à environ un peu plus de 4 millions d'habitants dont 63% rurale et urbaine à 37%. La République Centrafricaine demeure un pays enclavé: elle n'a pas d'accès direct à la mer; la seule liaison avec Brazzaville s'avère longue, coûteuse et peu navigable en saison sèche. En outre, le pays ne possède pas de réseaux de chemins de fer. L'importation et l'évacuation des produits manufacturés ou de première nécessité posent d'énormes difficultés. Il reste cependant l'avion et la voie routière (24 000 km dont: 5 000 km de routes nationales comprenant 458 km de routes bitumées, 15 000 km de pistes rurales).
 
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6 COMMENTAIRES

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Pourquoi le Développement du pays pose des Problèmes

Par MBA

26/01/2013 20:34

La république Centrafricaine à des atouts pour se développer sans demander l'aide de l'extérieur,rien qu'avec nos richesses avec une bonne gestion,une bonne politique,un plan d'action,nous pouvons construire notre pays,bien évidemment nous avons besoin,avec nos relations bilatérales avec la France bénéficier de certaines aides pour compléter les recettes fiscales du pays,bref,nous avons besoin de former des techniciens,ce qui manque à notre pays c'est la technologie,la transformation de nos matières premières,l'exploitation de nos ressources du sous-sol:L'Uranium de Bakouma,le lignite à Nzako,le fer à Bogoin,le cuivre à Ngadé,le Calcaire à Bokassa et le Pétrole dans le nord-est,qui dit que le Centrafrique est pauvre? nous avons tout pour vivre heureux dans notre pays,mais malheureusement,il manque à notre pays des femmes et des hommes capable de relever le défi,notre pays est enclavé,mais avec une bonne politique de transport,de la logistique,avec la volonté de développer nos infrastructures,route,voie fluviale,chemin de fer,aéroport,port etc......etc,nous pouvons le faire si l'état met un accent sur le programme de développement,le désenclavement du pays.

AVIS DE RECHERCHE

Par CYRIAQUE

30/01/2013 20:47

Je recherche une femme répondant au nom de: BAYONNE Léontine,née le 17 Mai 1954 à FORT-SIBUT,de tribu Mandja.
Contact: Cyriaque PANDI tél: +242044856949.

AIDONS LA RCA

Par don jaime

16/04/2013 19:16

A TOUT MES CHER AFRICAIN ( PAYS DE L'AFRIQUE NOIRE) :

JE VOUS DEMANDE DE LUTER CONTRE LES ISLAMISTE DE DE LA RCA NOUS NE LUTONS PAS CONTRE LA RELIGION ON LUTE CONTRE LES TERRORISTE DE L'ISLAM AU POUVOIR EN AFRIQUE CENTRAL
FAISONS NOUS TOUT CE QU ONT PEUX POUR LES EXPULSER AU POUVOIR JE NE PEUX PLUS DIRE PARCE QUE MON FRANÇAIS C'EST TROP LIMITE

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