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Centrafrique, nouvelle gouvernance: rigueur et probité

Par Joseph Akouissonne - 28/04/2016

Joseph Akouissonne

 

Les écuries d'Augias

Le nettoyage des écuries d’Augias a commencé en Centrafrique. Les signes et les symboles, ne trompent pas. Ils confirment l’avènement d’une nouvelle pratique politique. La sortie, de la longue sieste, où était plongée l’administration centrafricaine, risque d’être brutale, mais salutaire. Touadera et son équipe on entreprit, et c’est tant mieux, de secouer l’arbre à cola pour faire tomber les fruits avariés. De mémoire de Centrafricain, il y a bien longtemps qu’un premier Ministre, ne s’est rendu de façon impromptue dans les bureaux. À l’heure de la prise de service au petit matin des fonctionnaires. Pour constater les désertions de postes. C’est encore le premier Ministre, accompagné du Ministre de l’intérieur, qui surgit à l’aube au marché central de Bangui. Pour mesurer la déliquescence du célèbre marché de Bangui la Coquette. Des ordures, en veux tu en voilà. Des bandes de voyous (Godobés) errent çà et là, en se livrant à des intimidations et des rapines. Les commerçants n’acquittent plus les taxes d’occupations. Les recettes n’entrent plus dans les caisses de l’Etat. Les bâtiments administratifs sont envahis par les hautes herbes. Les gargotes poussent n’importe comment dans la ville. Les bacs à poubelles ont disparus. Quand il pleut, le marché est inondé…etc. rapporte Radamel Toquero du journal LA FRATERNITE. Les jours de la Présidente de la délégation Spéciale de la ville de Bangui (Maire désigné et non élu) Madame Hyacinthe Wododé sont comptés. Le premier Ministre en constatant, avec effroi cette gestion calamiteuse, a décidé d’y mettre fin. Il faudra un jour, en finir avec cette mascarade de la désignation du Maire de Bangui, par le pouvoir. La démocratie veut que le Maire soit élu par la population de la ville qu’il doit gérer. Le Président Faustin Archange Touadera est monté lui aussi au créneau. Pour mettre de l’ordre dans une administration en folie. Corrompue, incompétente, minée par les luttes fratricides de pouvoir et viciée par les impunités. Si désormais, la rigueur doit présider l’Etat, les centrafricains ne peuvent qu’applaudir tout en demeurant vigilants.

Désarmer les groupes armés, c'est la priorité des priorités

Aucune paix (SIRIRI), aucune réconciliation, ne s’établiront durablement en Centrafrique. Tant qu’une once d’un quartier de Bangui, des régions seront occupées et administrées par des bandes armées rebelles, mercenaires étrangers. Ces criminels de guerre, n’ont apparemment pas l’intention que la concorde revienne en Républiques Centrafricaine. Ils ne veulent pas respecter le choix sans appel du peuple centrafricain. Comment ! Ces sursitaires judiciaires, osent ils, proférer des menaces. A l’encontre d’une Nation et de son peuple ?

Les indécentes gesticulations de ces rufians au P K 5. Les tentatives de partition du

Territoire pour créer des Califats sont intolérables. Ils continuent à tuer, à terroriser les populations et à défier le nouveau pouvoir. Il faut sans tarder, que les Ex-Sélékas et autres groupes armés déposent les armes sans condition avant toute négociation. La volonté du nouveau Président, Faustin Archange Touadera de restructurer en urgence, l’Armée Nationale Centrafricaine, doit être soutenue et encouragée. Il faut demander à la France de prolonger la mission de la Force Sangaris. Touadera doit aussi solliciter les Américains, les Chinois pour la formation et la consolidation des forces armées centrafricaines. La France toute seule n’apportera pas la paix (SIRIRI), et la réconciliation en Centrafrique. Un Etat sans forces armées est un Etat sous tutelle. La paix et l’ordre sur tout le, territoire centrafricain, ne seront rétablis que par les forces Armées Centrafricaines.

 


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Audit

Le nouveau pouvoir, doit procéder à, un audit des finances de l’Etat. Un diagnostic rigoureux de la gestion des pouvoirs précédent s’impose. Il faut débusquer « les biens mal acquis ». Traquer les enrichissements illicites au détriment des Centrafricains. Il ne faut plus d’impunités pour les prédateurs. La bonne gouvernance passe aussi par une probité et une rigueur de gestion de l’Etat.

Transparence

Tous les membres du nouveau gouvernement aujourd’hui et avenir, devraient publier, l’état de leur patrimoine. A la prise de leurs fonctions et à la fin de leur mandat. Cette transparence permettra à l’Etat et aux citoyens de dénoncer et de demander des comptes à ceux qui se seraient enrichi indûment. Cette transparence devrait être inscrite dans la Constitution.

Intimidations

Ce n’est pas la première fois, que le directeur de la rédaction d’AFRIQUE NEWS INFO (ANI) journal en ligne Francis Lingbima, est lâchement pris à parti. Par des nervis que la liberté de la presse dérange. Que la démocratie donne des urticaires. Si ces rats, de leur trou fétide croient intimider ainsi les journalistes chiens de garde de la démocratie, ils se trompent. Après les menaces de mort, c’est au tour de son compte informatique d’être piraté. Ces minables intimidations, ne font que renforcer la détermination d’AFRIQUE NEWS INFO et de ses journalistes dans la quête de la vérité.

CENTRAFRIQUE NA NDOUZOU ! (Centrafrique debout !)

 
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