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Hollande assure au président Touadéra que la France restera au côté de la RCA

Par Journaldebangui.com, source Rfi - 21/04/2016

Le président François Hollande a salué un certain nombre de succès auxquels la France a contribué, a-t-il expliqué. Il a aussi promis que Paris resterait aux côtés de Bangui dans la période cruciale

 

Pour François Hollande, la Centrafrique de 2016 est en grande partie à mettre au compte des réussites diplomatiques et militaires de la France. Alors que les soldats de l'opération Sangaris sont sur le départ, le président français a salué son «succès» qui, avec l'intervention de la Minusca, aura contribué à éviter le pire, à rétablir de la sécurité et à aller aux élections.

"Une élection transparente, incontestable et qui a permis de montrer qu’en Afrique il est possible même après une période tumultueuse de réussir à organiser un scrutin qui ne crée pas de troubles, et au contraire permet de rassembler. Et ce scrutin-là est un exemple", a-t-il affirmé, rappelant qu' "il reste beaucoup à faire encore pour la sécurité. Et c’est pourquoi Sangaris demeurera en Centrafrique."

"Cette paix implique le désarmement, la démobilisation, la réintégration et le rapatriement des ex-combattants. C’est l’une des conditions pour qu’un pays véritable revienne en République centrafricaine, et pour ça nous avons besoin du soutien de la communauté internationale, des forces Sangaris, de la Minusca pour conduire à terme ce processus", a également souligné Faustin-Archange Touadéra.

 


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Sur le plan économique et financier, "la France sera présente à vos côtés", a dit François Hollande à son homologue centrafricain, avec son aide budgétaire, avec l'Agence française de développement (AFD), et avec l'Europe. "L’Europe doit également se mobiliser pour le développement économique et il y aura dans les prochaines semaines, prochains mois, il faut prendre son temps, mais il faut être sûrs que nous pourrons avoir un haut niveau de participation à Bruxelles pour assurer l’aide indispensable et le soutien au développement économique par rapport aux objectifs fixés par le président", a assuré le chef de l’Etat français.

A Bangui, beaucoup craignent que la Centrafrique ne disparaisse des préoccupations des bailleurs de fonds. A Paris, le président Touadéra a donc rappelé que son pays avait besoin de la communauté internationale pour se relever. "Bientôt, nous allons organiser une table ronde pour mobiliser des partenaires, des amis, dont la France et l’Union européenne, pour le financement d’un certain nombre de programmes et de projets prioritaires pour le relèvement de notre pays", a-t-il expliqué.

Faustin-Archange Touadéra a expliqué à son homologue que la Centrafrique avait aussi besoin de la voix de la France pour plaider sa cause dans les grandes instances internationales.
 

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