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Flashback: La culture cinématographique

Par Kelly Brunoir/Source Alliance-Idf - 18/08/2010

La République centraficaine a des peines de coeur en l'absence d'évènements audiovisuels!

 

La RCA ne récèle pas d'actualités récentes dans le domaine culturel du théâtre et du cinéma. En souhaitant bientôt écrire sur l'Evènement ciné du moment, je vous propose, par patienter, deux rétrospectives audiovisuelles à (re)découvrir: un festival cinématographique et un film/documentaire.

Un festival
La République Centrafricaine vit une situation post crise suite aux nombreux bouleversements politiques et militaires intervenus ces dix dernières années. La situation reste fragile et volatile. Les principes démocratiques, quant à eux, ont besoin d’être renforcés par des mesures et décisions phares, tant au niveau du renforcement des capacités et d'appui institutionnel des acteurs (système judiciaire, policier, militaires, médias...) qu'en terme de sensibilisation de la population, par le développement de signes forts alliés à des processus participatifs, incluant tous les acteurs. Les organismes internationaux ont beaucoup investi en amont, sur la première partie, mais constatent un déficit d'appropriation de la culture des droits de l'homme par la population et des outils qui sont mis à leur disposition. La notion de droits de l'homme reste encore trop abstraite pour le public. Le premier Festival International du Film des Droits de l'Homme (FIFDH) de Bangui vise à augmenter le niveau général de sensibilisation aux droits de l'homme dans la population. L'action proposée associe deux éléments fondamentaux -les droits de l'homme et la culture- qui sont deux des piliers du développement sans lequel il ne peut y avoir de progrès politique, social et économique durable. L'audiovisuel étant un outil d'éducation populaire sans équivalent en terme de puissance pour sensibiliser le plus grand nombre, le projet est d'organiser, chaque année, une nouvelle édition du Festival international du film des droits de l'homme (FIFDH) de Bangui. A travers tous les thèmes traités dans la programmation, l'action s'apparente à une forme de campagne originale et innovante de sensibilisation et de dialogue sur la bonne gestion des affaires publiques et le respect de l'état de droit. Le Festival international du film documentaire des droits de l’homme de Bangui souhaite devenir un événement clé du calendrier culturel de la ville. Il s’attachera à mobiliser chaque année le plus grand nombre pour témoigner de la situation des droits et libertés dans le monde, alerter des dangers qui guettent, ouvrir le débat, inciter à la résistance et promouvoir la solidarité.

 


© Ctv.be
Image d'illustration
Un film
Média puissant et accessible à tous, le film/documentaire joue désormais un rôle central dans la sensibilisation et la mobilisation de l’opinion publique. Que sont devenus ces hommes et ces femmes, habitants de Sarcelles (banlieue parisienne), qui ont choisi de retourner à Bangui, capitale de la République Centrafricaine après avoir passé une quinzaine d’années en France? Ont-ils trouvé leur place dans la société centrafricaine? Des questions soulevées par le documentaire de Bruno Pounéwatchy, Retour au pays… Capitale Bangui diffusé sur France Ô (2008). De la pharmacienne désenchantée à l’éducateur heureux d’avoir réalisé son rêve, du jeune de 17 ans né en France contraint de retourner au pays aux octogénaires nés en Centrafrique qui ont toujours voulu y revenir… Chacun livrent leurs expériences du retour face à la réalité d’un pays déstabilisé. Trait d’union entre ces hommes et ces femmes: Éric, d’origine centrafricaine et Sarcellois qui fait le lien entre ses amis d’enfance restés à Sarcelles et ses Tontons retournés en Afrique. Ce qui m’a séduit dans ce documentaire, c’est qu’il dresse un véritable constat face au mythe du retour au pays parfois idéalisé. Il montre que pour certains ce retour s’est bien passé, que pour d’autres non. Que d’autres encore choisissent finalement de faire les aller-retours, explique le producteur Philippe Calderon. Bruno Pounéwatchy avait déjà réalisé De Sarcelles à Bangui (diffusé sur France 3 Île-de-France en 2005) qui retraçait le parcours de Sarcellois issus de l’immigration qui ont réussi. C’est mon premier documentaire sur le thème de l’immigration qui a suscité le second. Beaucoup de gens rencontrés voulaient voir traité celui du retour au pays, assure-t-il. Lui-même né à Bangui en République Centrafricaine, il est auteur de pièces de théâtre (Secret de famille jouée au Festival du Val-d’Oise) et de documentaires. Il est aussi compositeur et l’auteur de la bande dessinée L’Afrique dessinée.
 
MOTS CLES :  Festival   International   Film   Documentaire 

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  • FIFDH: Festival International du Film des Droits de l'Homme, site Internet: alliance-cine.org.
  • "Retour au pays… Capitale Bangui", film/documentaire de Bruno Pounéwatchy.

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